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ReVIEW de PRESSE du 23 novembre 2009
>Air France-KLM est en pleine turbulence La compagnie
compte sur son plan d’économies et sa nouvelle offre moyen-courrier pour passer le cap de la crise et retrouver l’équilibre opérationnel dès le début du prochain exercice.La crise se poursuit pour
Air France-KLM. La compagnie, qui a connu en 2008-2009 ses premières pertes depuis 1993, a annoncé ce mardi un déficit d’exploitation de 543 millions d’euros pour son premier semestre. Le chiffre
d’affaires, de 10,7 milliards d’euros, plonge de près de 20%.
Le mal est connu : la conjoncture a fait chuter l’activité. Le trafic passagers est en baisse de 4,5% tandis que l’activité cargo a dévissé de 19,3%. «L’incertitude sur le moment et l’intensité de
la reprise imposent la poursuite des efforts en matière de maîtrise des coûts, explique Pierre-Henri Gourgeon, directeur général de la compagnie. Notre objectif est de revenir à l’équilibre
opérationnel dès le début du prochain exercice», en avril prochain. La compagnie ne prévoit un retour à l’équilibre de l’activité cargo qu’en 2011-2012.
L’équipe dirigeante ne semble donc plus se faire d’illusion sur l’exercice 2009-2010 qui devrait se conclure par des pertes «supérieures au milliard d’euros», selon les analystes.
Deux nouvelles mesures
De leur côté, des cadres de l’entreprise expliquent attendre le mois de décembre pour faire le point sur l’activité. La période de Noël est en effet importante pour Air France-KLM qui a une
clientèle moins business que ses deux concurrents Lufthansa et British Airways. Mais l’optimisme n’est pas à l’ordre du jour. «On ne voit pour l’instant aucun signe tangible de reprise, explique un
analyste. Nous anticipons un rebond de l’activité en 2010 mais plutôt en fin d’année.»
Pour sortir des turbulences, Air France-KLM compte sur son programme d’économies et sur deux mesures annoncées à l’automne : un plan de départs volontaires de 1 700 personnes, et une réforme de son
offre moyen-courrier censée juguler les pertes de parts de marchés face aux compagnies low-cost. «Notre plan d’économies est revu régulièrement, explique Pierre-Henri Gourgeon. Depuis le début de
l’exercice, nous avons renforcé notre objectif annuel de près de 100 millions d’euros pour le porter à 700 millions».
Celles-ci ne semblent pourtant pas suffisantes aux yeux des analystes qui soulignent le retard pris par Air France par rapport à ses concurrents Lufthansa et British Airways. La compagnie
britannique a ainsi annoncé début novembre 3 000 nouvelles suppressions de postes d’ici à mars en plus des 1 900 réductions d’effectif déjà réalisées au premier semestre. Pour l’instant, Air France
a opté pour des mesures clémentes.
Un pilote au chevet du CCE
Le comité central d’entreprise (CCE) d’Air France a un nouveau patron par intérim. L’ancienne équipe dirigeante a été débarquée le mois dernier alors que le CCE était au bord de la faillite et que
le cabinet INA, mandaté en catastrophe pour auditer les comptes, ne parvenait pas à réaliser sa mission.
Pour la première fois de son histoire, le CCE a été confié à un pilote, Jean-Yves Quinquenel. «Les mesures de rétention de l’information étaient telles que l’audit ne pouvait plus intervenir,
explique l’intéressé. La situation du CCE est moins glorieuse que mes prédécesseurs ont bien voulu le faire croire». Le nouveau patron a d’ores et déjà annoncé qu’il partira lorsque l’audit aura
été réalisé, « sans doute fin décembre». Selon nos informations, la trésorerie du CCE serait positive - de l’ordre de 1,5 million d’euros - mais des avances de trésorerie sollicitées auprès de la
compagnie et des lacunes dans les comptes affaibliraient l’édifice qui reçu cette année 45 millions d’euros de subventions d’Air France.
>Air France : le plan de 1.684 départs volontaires va pouvoir s'appliquer
Les organisations syndicales se sont abstenues à l'exception de la CGT qui a voté contre le principe d'une baisse des effectifs. Cet avis consultatif devait être rendu pour que le plan puisse
s'appliquer.
Air France avait annoncé le 4 septembre un plan "de l'ordre de 1.500 postes", puis parlé d'une "fourchette de 1.400 à 1.700" départs visés.
Une expertise indépendante commandée par le CCE a été présentée avant le vote, qui, d'après l'Unsa, "confirme que l'hypothèse du nombre de départs est réaliste, de même que les conditions
économiques qui les justifient".
Mais selon la CGT, l'expertise montre aussi que la direction accélère la baisse des effectifs en profitant de l'effet de la crise.
Le plan ne concerne ni les pilotes ni les hôtesses et stewards ni les mécaniciens et s'étendra sur toute l'année 2010.
>Pierre-Henri Gourgeon Le directeur général d'Air France-KLM, qui a retardé l'été dernier pendant près d'un quart
d'heure un avion pour Montpellier afin de pouvoir y embarquer, comme l'ont « asticoté » les gazettes, se montrera sans doute plus ponctuel aujourd'hui à l'occasion du premier vol Paris-New York
d'un Airbus 380 aux couleurs de sa compagnie. Ce polytechnicien au fort caractère, diplômé par ailleurs d'une université californienne, a en permanence un ordinateur dans la tête, et un autre à la
main pour y suivre les cours du kérosène et ceux de la Bourse. Né à Mâcon mais élevé en Algérie, ce fils d'un haut fonctionnaire des finances, lui-même militant de gauche, a débuté dans les
cabinets ministériels de Pierre Mauroy et de Michel Delebarre, avant de devenir directeur de l'aviation civile. Entré à Air France il y a seize ans, il a été longtemps l'ombre portée de Jean-Cyril
Spinetta, qui lui a laissé les manettes au début de cette année. Le titulaire d'un brevet de pilote de chasse a affronté une série de trous d'air tels qu'on en rencontre qu'en temps de guerre, et
la non moins redoutable guerilla de ses navigants. Lors de la fête célébrant les soixante-quinze ans d'Air France, une girl emplumée était sortie du gâteau d'anniversaire. Cette fois-ci, le
passionné de bricolage préférerait sans doute qu'un bon génie lui apporte un mode d'emploi sur la manière de faire reprendre au plus vite de la hauteur à la compagnie.
>Le premier Airbus A380 d'Air France a atterri à New York Le premier Airbus A380 d'Air France, qui avait décollé de l'aéroport parisien de Roissy avec plus de 500 passagers à
bord, a atterri vendredi à l'aéroport Kennedy de New York.
L'avion géant de deux étages a atterri à 13H07 locales (18H07 GMT) sous un ciel dégagé, a indiqué à l'AFP Cédric Leurquin, porte-parole d'Air France, depuis l'aéroport.
Le vol marquait le début de l'exploitation commerciale de l'avion géant par une compagnie européenne.
Aux commandes du vol AF380 se trouvaient le commandant de bord Benoît Laurent et une copilote, Patricia Haffner, la première femme à avoir réussi le concours de l'Ecole nationale de l'aviation
civile (ENAC) en 1974. Le service et la sécurité sont assurés par 22 hôtesses et stewards.
Parmi les passagers, près de 380 avaient payé un billet aux enchères, autour de 1.000 euros pour un siège en classe économique, dont le bénéfice est destiné à des oeuvres de charité à destination
des enfants. Le résultat net des enchères a atteint "plus de 300.000 euros", a annoncé le directeur général d'Air France, Pierre-Henri Gourgeon.
Les dirigeants de la compagnie, ainsi que des invités étaient également du voyage. Parmi eux des dirigeants d'entreprises françaises comme le président de la SNCF Guillaume Pepy, le président du
directoire de Safran Jean-Paul Herteman ou encore l'ancien PDG du groupe d'électronique Thales, Denis Ranque.
>Air France empêtrée dans ses couvertures La compagnie aérienne s'était prémunie contre un pétrole très cher, ce
qui a plombé ses résultats trimestriels.
Les couvertures d'Air France-KLM laissent passer le froid. Non, il ne s'agit pas là des étoffes dans lesquelles se lovent les passagers frileux. Mais des couvertures contre les fluctuations du prix
du carburant, qui ont plombé les résultats trimestriels publiés hier soir par la compagnie aérienne franco-néerlandaise. Il y a 18 mois environ, cette dernière avait pensé jouer la sécurité en se
couvrant contre un pétrole cher. Hélas pour elle, le cours de l'or noir a piqué du nez depuis son plafond historique de l'été 2008, à 147 dollars le baril. Conséquence de cette couverture à
l'envers : une perte opérationnelle de 47 millions d'euros au deuxième trimestre de l'exercice 2009/2010, sanctionnée ce matin par un repli de 2 % du cours de Bourse. Si Air France-KLM n'avait pas
péché par excès de prudence, le groupe aurait dégagé... un bénéfice opérationnel de 130 millions. Prudence n'est donc pas forcément mère de sûreté. Air France-KLM se le tient désormais pour dit,
qui vient de ramener la durée de ses couvertures pétrolières de quatre à deux ans.
>Skyteam pourrait améliorer sa proposition pour Japan Airlines L'alliance aérienne Skyteam pourrait proposer
d'investir plus que les 1,02 milliard de dollars déjà évoqués pour convaincre la première compagnie japonaise, Japan Airlines (JAL) en grande difficulté, de la rejoindre, selon la compagnie
américaine Delta Air Lines.
Dans un entretien au Wall Street Journal, le directeur général de Delta Air Lines, Richard Anderson, a indiqué que l'alliance Skyteam, à laquelle il appartient, pourrait proposer un investissement
final "plus important que ce que nous avons évoqué" jusqu'à présent.
"Quand on obtient une telle valeur, c'est possible à financer. On crée beaucoup plus de valeur, et ensemble les parties prenantes peuvent déterminer comment la monétiser", a-t-il ajouté.
Delta Air Lines et Skyteam (qui inclut aussi Air France-KLM) sont disposés à offrir sous différentes formes 1,02 milliard de dollars (environ 700 millions d'euros) à JAL pour l'attirer auprès
d'eux, avait déjà indiqué cette semaine le président de Delta, Edward Bastian, de passage à Tokyo pour négocier avec JAL.
Skyteam, qui ne compte pas de partenaire japonais, courtise JAL dans l'espoir de la séparer de Oneworld, dans laquelle elle est entrée en 2007.
Air France, qui exploite des lignes avec JAL en vertu d'accords bilatéraux, verrait aussi d'un bon oeil son adhésion pleine et entière à Skyteam.
La direction de JAL rechigne toutefois à trahir ses actuels partenaires de Oneworld pour des motifs purement pécuniaires.
American Airlines, membre de Oneworld, s'est également dite prête à apporter un sauvetage financier, grâce au soutien du fonds d'investissement TPG.
De son côté, chez Delta, M. Anderson a redit que SkyTeam n'avait pas l'intention de s'appuyer sur un fonds d'investissement. "Nous sommes concentrés sur un investissement stratégique pour SkyTeam",
a-t-il dit.
Il a également indiqué que ni Delta ni Skyteam ne cherchait à être représenté au conseil d'administration ou dans l'équipe dirigeante de JAL. "Nous ne cherchons à gérer qui que ce soit. Nous ne le
voulons pas, et nous ne nous y attendons pas", a-t-il dit.
Enfin, alors qu'une décision finale sur l'avenir de JAL pourrait attendre janvier, M. Anderson a indiqué que sa compagnie pourrait apporter une aide avant cette échéance. "Nous sommes prêts,
disposés et aptes à participer au bon moment", a-t-il dit.
>Transavia débarque en Turquie Chaque samedi à partir du 19 décembre, un Boeing 737-800 de Transavia proposera un
aller et retour vers Antalya au départ d’Orly-Sud. Le tarif d’appel de l’aller simple est de 100 euros. Ce nouveau vol régulier est possible dans le cadre des accords bilatéraux régissant les
droits de trafic entre la France et la Turquie. De son côté, Turkish Airlines vient d’ouvrir deux vols non-stop par semaine vers Antalya.
Lors des récents résultats semestriels déficitaires publiés par le groupe Air France-KLM, il est apparu que la branche Loisirs était profitable. Sous ce nom, les dirigeants du groupe
franco-hollandais désignent la compagnie Transavia au résultat d’exploitation en hausse de 12% à 64 millions d'euros (78 millions d'euros hors effet de couverture carburant). Ces chiffres
confondent les activités française et hollandaise mais les résultats de Transavia France doivent être annoncés d’ici à la fin du mois.
>Lufthansa s'inspire des "low-cost" Après British Airways et Air France-KLM, Lufthansa cherche à son tour à
s'inspirer des méthodes de la concurrence à bas prix pour faire face à la crise, compromettant une certaine idée du voyage tout confort et risquant une guerre ouverte avec ses salariés. "Il n'y a
pas de meilleur moyen de voler" proclame l'actuel slogan de Lufthansa, mais cela pourrait bientôt changer: cette semaine le vice-président du groupe, Christoph Franz, a divulgué dans la presse
allemande quelques mesures qui tranchent avec la qualité légendaire du service de Lufthansa.
La première compagnie aérienne allemande, qui veut économiser 1 milliard d'euros dans son segment passagers d'ici fin 2011, songe en effet à augmenter la densité de sièges sur ses vols européens en
amincissant leurs dossiers, réduisant l'espace des cuisines et des vestiaires. Les services des repas devraient aussi être simplifiés, mais rester gratuits comme les boissons. De son côté la
compagnie britannique British Airways a supprimé la plupart des repas sur ses vols courts (deux heures et demi maximum), tandis qu'Air France a par exemple renoncé au champagne ou jus d'orange
gratuits pour l'accueil de la classe affaires et supprimé le sandwich des passagers de la classe économique sur les vols de moins d'une heure et demie.
Même si ces compagnies s'en défendent, ces méthodes ressemblent fort à celles qui ont fait le succès de Ryanair, easyJet ou Air Berlin, autant de compagnies aériennes à bas prix qui profitent de la
crise pour piller la clientèle des géants traditionnels du secteur.
>le trafic aérien mondial devrait limiter son recul annuel à 2% En passagers kilomètres transportés (RPK), le trafic a progressé de 1,5% (contre 1,3% en août et 2,3% en septembre) selon
l'indicateur du cabinet spécialisé dans le transport aérien et l'industrie d'aéronautique, d'espace et de défense ID Aero, associé à latribune.fr.
Comme chaque mois, le cabinet spécialisé dans le transport aérien et l'industrie d'aéronautique, d'espace et de défense ID Aero, associé à latribune.fr, vient de publier son indicateur mensuel de
l'évolution du transport aérien dans le monde, compagnies low cost (à bas prix) et intérieures comprises
Il en ressort qu'en passagers kilomètres transportés (RPK), le trafic a progressé de 1,5% (contre 1,3% en août et 2,3% en septembre). Comme le nombre de sièges offerts (ASK) a décru (3,7%),
cela permet au taux de remplissage, synonyme de meilleure rentabilité pour les compagnies aériennes, de monter de 77,4% en septembre à 80,5% en octobre.
De janvier à fin octobre 2009, la baisse mondiale se limite désormais à 2,7% (et à 2,4% en ASK). Son plus bas niveau depuis le début de l'année, marquée par une "pointe" à -7,1% en mars.
Du coup, ID Aero prévoit pour l'ensemble de l'année un recul limité entre 1,5% et 2% en se basant sur le rythme de ces derniers mois pour anticiper novembre et décembre. L'année 2009, partie pour
être catastrophique dans le secteur aérien à cause des suites de la crise, pourrait donc limiter la casse.
>Crise : les compagnies asiatiques voient le bout du tunnel En octobre, les 17 compagnies membres de
l'Association des compagnies aériennes d'Asie-Pacifique (AAPA) ont transporté 11,1 millions de passagers, un chiffre en amélioration par rapport au mois précédent mais inférieur à celui enregistré
il y a un an.
"L'évidence, c'est que nous avons dépassé le pire de la récession et que nous sommes en phase de reprise graduelle, de mois en mois, pas encore par rapport à l'année dernière", a confirmé le
directeur général de Singapore Airlines, Chew Choon Seng.
L'une des questions clés est de savoir si le trafic business et première classes, importante source de revenus des compagnies, "va reprendre et de façon suffisante", comme se le demande Tony Tyler,
directeur général de la compagnie hongkongaise Cathay Pacific.
Cette tendance est confirmée par les aéroports de la région. Sydney, par exemple, affiche une hausse de trafic de 6% en octobre par rapport au même mois de l’an dernier.
>Vols retardés : les passagers devront être indemnisés Dans un arrêt rendu le 19 novembre, la Cour de justice des
communautés européennes statue sur "les droits dont les passagers d'un vol retardé disposent vis-à-vis de la compagnie aérienne selon le règlement communautaire concernant l'indemnisation et
l'assistance des passagers aériens". Cet arrêt étend le bénéfice du règlement, prévu pour les annulations de vols, aux retards importants quand ils dépassent trois heures. Les passagers retardés
bénéficieront désormais de l’article 7 du règlement européen qui prévoit une indemnité de 250 € pour les vols de moins de 1 500 km, de 400 € pour les vols de 1 500 à 3 500 km, et de 600 €
au-delà.
Toutefois, le transporteur sera dispensé d’indemniser s’il peut prouver qu’il y avait des circonstances extraordinaires. Mais la Cour a déjà anticipé un cas fréquent : "un problème technique
survenu à un aéronef ne peut être considéré comme circonstance extraordinaire". Conséquence pratique, l’affrètement ou l’utilisation d’un avion de réserve dans le cas d’un long-courrier de 300
passagers, deviendra plus économique que le reroutage des passagers sur d’autres vols de la compagnie ou sur ceux d’autres transporteurs avec paiement en plus de 600 € d’indemnité par passager.
Une autre précision de la Cour de justice concerne les contours de l'annulation d'un vol et celui de son retard. Selon la définition en vigueur, la durée, même importante, du retard ne suffit pas
pour que le vol puisse être considéré comme annulé. "Un vol retardé, indépendamment de la durée du retard, ne peut être considéré comme annulé lorsque, mis à part l'heure de départ, tous les autres
éléments du vol tels qu'initialement programmés, dont notamment l'itinéraire, restent inchangés. En revanche, si la compagnie aérienne assure, postérieurement à l'heure de départ prévue, le
transport des passagers sur un autre vol, c'est-à-dire sur un vol qui a été programmé indépendamment de celui pour lequel les passagers avaient effectué leur réservation, le vol peut, en principe,
être considéré comme annulé."
>Le groupe Lufthansa étoffe son réseau en Afrique A Bruxelles, Brussels Airlines, l’ex-Sabena, contrôlée depuis
peu par Lufthansa, offre au départ de son hub quinze destinations, dont beaucoup en Afrique centrale. Elles complètent les seize escales offertes par Swiss au départ de Zurich notamment vers
l’Afrique de l’Est. Lufthansa, historiquement mieux implantée à l’Ouest et au Centre, vient d’ouvrir Libreville, Luanda, Malabo et Port-Harcourt.
L’Afrique présente une perspective de croissance de trafic de 6%, plus importante que celle de l’Europe ou des Etats-Unis. Aussi, la trilogie de compagnies développe-t-elle ses réseaux face à celui
d’Air France, également très présente sur ce continent, mais aussi ceux de Royal Air Maroc ou Kenya Airways.
Les trois compagnies disposent au départ de Paris et des régions françaises des activités inégales en termes de nombre de passagers qui correspondent souvent aux différentes communautés africaines
présentes. Lufthansa transporte 100 000 passagers au départ de France vers l’Afrique, Brussels Airlines 50 000 et Swiss 17 000. A noter une amélioration attendue l’été prochain des correspondances
à Bruxelles, avec l’ouverture d’un deuxième vol au départ de Roissy-CDG.
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