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SYNDICAT UGICT CGT PNC BRITAIR

 >FLASHPOINT: LE PREAVIS DE GREVE du 5 mars 2010 au 8 mars 2010 est suspendu<

>AGENDA DE VOS REPRESENTANTS-ELUS PNC BRITAIR
Mercredi 17 mars 2010: Réunion DP
Jeudi 18 mars 2010:
Réunion Comité d'Entreprise
 

  On Air-copie-1 >ReVIEW de PRESSE du 8 mars 2010 >cliquez içi< New.jpg
 

ReVIEW de PRESSE du 17 novembre 2009


on-air.jpg >Remous sociaux chez Air France
Deux syndicats minoritaires de pilotes ont déposé un préavis pour le 1er décembre.Air France, qui traverse des turbulences économiques, n’est pas pour autant épargné par les turbulences sociales. Mardi dernier, 80 % des agents d’escale de la compagnie chargés de l’enregistrement des bagages et de l’embarquement à Roissy ont fait grève. Les 500 à 600 grévistes protestaient contre leurs conditions de travail. Le mouvement a été indolore pour les passagers car des cadres d’Air France ont remplacé les absents.
Pour le 1er décembre, deux syndicats minoritaires - l’Union nationale des pilotes de ligne (UNPL) et R’Way - ont déposé un préavis de grève de quatre jours. La date du 1er décembre est symbolique : six mois précisément après l’accident du vol AF447. Les deux syndicats demandent la mise en place d’une « commission mixte de réforme de la sécurité des vols », c’est-à-dire que toutes les organisations syndicales soient associées à la réforme que la catastrophe de l’AF 447 a rendue nécessaire. Cette requête n’a pour l’instant pas été entendue par le patron d’Air France, Pierre-Henri Gourgeon, qui a choisi de négocier exclusivement avec le seul Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), majoritaire chez les pilotes.
Un comité d’experts
Comme l’a révélé Le Figaro (nos éditions du 5 novembre), le SNPL a obtenu la création d’une « mission » de suivi de l’audit sur la sécurité des vols que la direction de l’entreprise compte lancer. Cet audit devrait déterminer les réformes à entreprendre et les leçons à tirer de la catastrophe du vol Rio-Paris. Le SNPL a aussi obtenu le départ anticipé en retraite de Gilbert Rovetto, numéro 3 de la compagne et patron de la sécurité des vols. Pour pallier son départ, il a été décidé qu’un groupe d’experts de cinq pilotes serait mis en place pour « prendre toutes les décisions urgentes qui s’imposent pour rétablir un climat de confiance ».
Selon nos informations, Éric Schram, un cadre du personnel navigant technique, a été désigné vendredi pour diriger ce comité d’experts. « Les pilotes et des cadres sont très remontés contre le SNPL et la direction, raconte un salarié cadre. Ils ont l’impression qu’ils se sont arrangés entre eux. La tâche d’Éric Schram sera très compliquée. » Selon nos informations, Éric Schram intégrera le comité exécutif de la compagnie mais il ne remplacera pas Gilbert Rovetto, comme une lettre écrite par le patron d’Air France à ses pilotes aurait pu le laisser entendre. « Rovetto dirige 22 000 personnes, affirme un cadre. Il sera remplacé en temps et en heure. »
Cette promotion d’un pilote au comité exécutif semblerait néanmoins mal comprise des autres personnels de la compagnie. « Nous faisons confiance à nos pilotes pour piloter nos avions mais pas forcément pour diriger la compagnie », explique le porte-parole d’un syndicat d’Air France. Reste à savoir si ces changements apaiseront les pilotes ou s’ils répondront à l’appel à la grève des syndicats écartés des négociations. « Nous ne sommes pas majoritaires chez les pilotes, assure un membre de l’UNPL, mais le sujet de la sécurité mobilise très largement. »

>Bâle-Mulhouse : la réponse d'Easyjet à Ryanair Un cinquième Airbus A 319 va être basé à Bâle-Mulhouse l’été prochain, a annoncé la compagnie EasyJet, qui n’a toutefois pas précisé sur quelles routes il serait exploité. Cette implantation est la conséquence de l’abandon de l’aéroport transfrontalier à partir du 2 décembre par Ryanair qui desservait Alicante, Cagliari, Marseille, Porto, Skavsta et Londres-Stansted.
Ryanair qui avait motivé sa décision par un refus de l’aéroport de baisser ses taxes et mis en balance les conséquences induites sur l'emploi dans la région, voit donc sa stratégie échouer. EasyJet doit en effet procéder à des recrutements pour exploiter un avion supplémentaire

>Twin Jet, compagnie membre du programme de fidélité Flying Blue… Suite à l’annonce de l'arrêt des vols Ryanair entre Mulhouse Bâle et Marseille, la compagnie Twin Jet annonce une nouvelle offre commerciale sur ses deux vols quotidiens Marseille/Mulhouse Bâle.
La compagnie aérienne Twin Jet rouvre la desserte de Bergerac sur le trajet Périgueux-Paris.
Par ailleurs, La ligne Périgueux-Paris fera à partir du lundi 16 novembre un crochet par Bergerac permettant ainsi à la Dordogne d'avoir deux points de transit avec la capitale. La fréquence des vols est fixée à deux aller-retour par jour du lundi au vendredi.

>Airlinair donne du biniou A cette occasion, AIRLINAIR lance son tarif promotionnel avec une offre à partir de 49 € TTC  l’aller simple pour des voyages effectués jusqu’au 25 décembre 2009.
AIRLINAIR, compagnie aérienne régionale française, annonce que les vols de la ligne Lannion/Paris-Orly opérés sous son pavillon à compter du 23 novembre 2009 sont dès à présent commercialisés sur l’ensemble du réseau de distribution d’Airlinair, en agence de voyages via Amadeus, Sabre et Galileo, au comptoir des aéroports de Lannion – Côte de Granit et de Paris Orly Sud.

>Les trous d’air font tanguer le nouveau pilote d'Air France Alors que la crise ébranle tout le secteur aérien et que les pertes se creusent, Pierre-Henri Gourgeon peine à faire oublier les qualités de gestionnaire et d’animateur de son prédécesseur, Jean-Cyril Spinetta. Dix jours après le crash du vol AF 447 Rio-Paris, 300 personnes se tenaient la main, le 11 juin, dans le hall du siège d’Air France. Une cérémonie à la mémoire des 228 victimes ? Non, une chaîne humaine de protestation à l’appel des syndicats CGT, CFDT, CFTC et Unsa. La raison de leur colère ? Le patron de la compagnie, Pierre-Henri Gourgeon, exigeait que les salariés du groupe soldent leurs congés durant l’été.
L’objectif était d’économiser les trois jours de repos supplémentaires accordés à ceux qui fractionnent leurs vacances. Maladroit, au moment où les troupes, traumatisées par le drame, attendaient plutôt des mots réconfortants. Comme ceux que Jean-Cyril Spinetta, l’ancien patron, avait si bien su trouver après l’accident du Concorde à Roissy en juillet 2000.
Oui mais voilà, on ne succède pas comme ça à ce dirigeant charismatique dont les photos ornent encore les salles de repli des agents de piste. Pierre-Henri Gourgeon, qui était son bras droit, savait que la transition serait difficile. Ce qu’il ignorait, en revanche, c’est qu’il entrerait aussi vite dans les turbulences. Pour la première fois depuis 1993, les pertes s’accumulent : 426 millions d’euros au premier trimestre 2009, après 814 millions d’euros l’an passé. Et les perspectives sont sombres dans le transport aérien, un des secteurs les plus violemment secoués par la crise.
Sur le papier pourtant, ce polytechnicien de 63 ans, dans la maison depuis 1993, avait les qualités nécessaires pour reprendre le flambeau. A commencer par un talent reconnu pour les Meccano financiers. Le rapprochement avec KLM, en 2004, c’était lui. Les couvertures contre la hausse du carburant, qui ont fait gagner 5 milliards d’euros à Air France, lui encore. Pourtant, il a fallu toute la détermination de Spinetta pour imposer son second à la tête de ce qui est encore un monument national. Le ministre des Transports, Dominique Bussereau, n’apprécie guère ce socialiste revendiqué. Nicolas Sarkozy, comme toujours, aurait bien placé un homme à lui. Quant à Christian Blanc, qui l’avait sous ses ordres du temps où il pilotait Air France, il ne cache pas son peu d’estime pour ce dirigeant qu’il juge arrogant.

>Chute des voyages d'affaires en Europe en 2009, éclaircie pour 2010 Le marché des voyages d'affaires en Europe a pâti de la crise en 2009, avec une baisse de 18% du budget des dépenses de déplacements professionnels, mais une timide embellie est prévue en 2010, selon le baromètre American Express voyages d'affaires publié lundi.
En 2009, 66% des entreprises interrogées ont réduit leur budget voyages, 23% l'ont laissé stable et seulement 11% l'ont augmenté.
En France, le budget des déplacements professionnels des entreprises a été réduit entre 20 et 30% en 2009, selon cette enquête.
Ces coupes sont dues, selon 82% des entreprises européennes, à la récession économique.
Pour 2010, les entreprises interrogées sont plus optimistes mais restent prudentes, poursuit l'étude. Elles sont 20% à envisager une hausse de leur budget voyages, 61% prévoient de le laisser stable et 19% le réduire.
En 2009, les sociétés européennes ont privilégié des déplacements destinés avant tout à préserver leurs clients ou des marchés-clés ou à en gagner de nouveaux (57%), 29% des voyages étaient consacrés à des réunions internes et 6% à des rendez-vous avec les fournisseurs.
Cette tendance touche davantage les PME (61%) que les entreprises ayant des budgets supérieurs à 20 millions d'euros (47%).
La crise a contraint les entreprises à mettre en place des plans drastiques de réduction de leurs dépenses et à utiliser différents leviers pratiques pour réaliser des économies: renégociations des accords fournisseurs, réservation à l'avance, recours à des alternatives (vidéo conférence), utilisation du train plutôt que l'aérien en France.
Les solutions alternatives (meetings audio, vidéo-conférences) aux déplacements professionnels ont gagné du terrain comparé à 2008, selon cette enquête.
Autres victimes de ces économies, les politiques environnementales: alors que 30% des entreprises européennes disaient en 2008 prendre en compte les préoccupations écologiques, seulement 18% déclarent avoir mis en place des dispositions en ce sens en 2009.
Cette enquête a été réalisée par téléphone auprès des personnes en charge des budgets voyages (directeurs achats...) entre le 8 et le 22 septembre 2009 dans 336 entreprises européennes basées dans 11 pays.

>L'IATA annonce un accord de principe pour libéraliser le transport aérien La Commission européenne, les Etats-Unis et six autres pays ont signé lundi une déclaration conjointe destinée à libéraliser le transport aérien, a annoncé l'Association internationale du transport aérien (IATA), à l'issue d'une réunion tenue à Montebello au Québec.
Le document porte sur trois domaines: l'accès aux marchés des capitaux, l'accès aux marchés nationaux de transports des signataires et la fixation des prix, selon un communiqué rendu public lundi par l'IATA.
Sa signature a été qualifiée de "progrès majeur" et d'"événement historique" par le directeur général de l'Iata, Giovanni Bisignani, qui l'a décrit comme "un signal fort annonçant que l'avenir de cette industrie a besoin d'un environnement beaucoup plus libéral" que celui hérité du passé.
Il s'agit en fait pour les huit signataires concernés (Etats-Unis, UE, Chili, Malaisie, Panama, Singapour, Suisse et Emirats Arabes Unis, qui représentent environ 60% du transport aérien mondial) de "ne plus appliquer certains principes anachroniques inscrits dans des accords bilatéraux", a expliqué Jeffrey Shane, ancien sous-secrétaire d'Etat américain aux Transports, qui a présidé la réunion de Montebello, lors d'une conférence de presse téléphonique.
Selon l'IATA, les Etats signataires doivent ouvrir aux compagnies aériennes la possibilité d'accéder aux marchés globaux de capitaux. Aussi, doivent-ils "renoncer à exercer des droits bilatéraux qui pourraient leur permettre de bloquer des services internationaux offerts par des compagnies dont la structure de propriété n'est pas nationale".
Et ils acceptent d'étudier la possibilité d'un accord multilatéral supprimant des restrictions concernant la propriété des compagnies.
Les Etats concernés approuvent des principes qui doivent réduire les limitations d'accès à leurs marchés et prévoient d'en promouvoir l'ouverture à travers des négociations bilatérales futures.
Enfin, ils sont d'accord avec des principes qui doivent offrir aux compagnies aériennes une plus grande liberté en matière des prix, en fonction des réalités du marché, indique encore le communiqué de l'IATA.
Une telle évolution devrait permettre de baisser les prix, les Etats cherchant généralement à les maintenir à un niveau élevé, a expliqué M. Shane.
Interrogé sur l'absence du Canada, hôte de la réunion baptisée "Deuxième sommet de l'Agenda pour la Liberté", parmi les signataires du document, M. Bisignani a déclaré qu'il espérait voir ce pays les rejoindre à relativement brève échéance, tout comme l'Inde, l'Australie et le Vietnam.

>Fusion British/Iberia : vers un triumvirat mondial du transport aérien Premier pas vers la joint-Venture avec American.British Airways et Iberia ont enfin trouvé un terrain d’entente pour entamer le compte à rebours vers une fusion des deux entreprises chapeautée par la holding TopCo. Tout en attendant la décision des autorités de tutelle pour la création d’une joint-venture avec American Airlines.
Jeudi soir, les compagnies British Airways et Iberia ont annoncé avoir signé un protocole d’accord en vue d’une fusion.
TopCo, La holding ainsi créée, attribuerait 55% des parts aux actionnaires actuels de British Airways et 45% à ceux d’Iberia.
Ce n’est pas trop tôt, diront les observateurs qui ont suivi depuis deux ans les «  un pas en avant deux pas en arrière » auxquels les deux compagnies les ont habitués.
La pierre d’achoppement qui a retardé l’accord, le déficit du fonds de pension de British Airways n’a d’ailleurs pas disparu.
BA doit encore trouver une solution au problème puisque la compagnie espagnole en fait une condition sine qua non avant la fusion effective.
L’annonce, la semaine dernière, au sein de la Star Alliance du projet de création d’une joint venture entre Lufthansa, United, Air Canada et Continental sur l’axe transatlantique a-t-elle eu un effet de catalyseur sur les deux membres de l’alliance oneworld ?
Les majors US se battent pour les meilleurs partenaires asiatiques
Il est clair que si Skyteam dont la joint-venture fonctionne déjà et Star Alliance avec sa future joint-venture lancent leurs escadrons bien organisés sur le transatlantique, les compagnies esseulées auront du mal à résister.
Et d’ailleurs, la fusion British Airways/Iberia ne sera que le premier pas vers la mise en place d’une joint-venture oneworld avec American Airlines comme partenaire de l’autre côté de l’Atlantique.
Mais les compagnies américaines se battent actuellement pour trouver les meilleurs partenaires asiatiques.
Pas étonnant que Delta pour Skyteam et American pour Oneworld jouent des coudes pour investir dans le capital de Japan Airlines même si cette dernière vient d’annoncer des pertes semestrielles avoisinant le milliard d’euros après avoir perdu 23% de recettes passagers et 55% de recettes cargo.
Un mauvais moment à passer pour cette compagnie dont la pôle position sur le transport aérien de l’Asie du Sud-Est attire les sympathies de Skyteam et Oneworld.
Les effets dévastateurs de la crise économique sur le transport aérien donnent un coup d’accélérateur vers une division en trois pôles du transport aérien mondial.

>Le mariage British Airways - Iberia suscite un enthousiasme mesuré Les mauvais résultats financiers trimestriels de la compagnie espagnole mais aussi les inquiétudes sur la santé du fonds de retraite de British Airways expliquent les réserves des marchés. Mais de leurs côtés, les dirigeants de la compagnie britannique lorgnent déjà sur d'autres « deals » potentiels notamment avec American Airlines.
Après s'être envolés, la veille, respectivement de 11,8 % et 7,5 %, à la suite des rumeurs sur un accord de fusion entre les deux compagnies, les titres d'Iberia et de British Airways ont connu un atterrissage plus difficile, vendredi, une fois le projet de mariage confirmé. L'action du transporteur espagnol a clôturé la dernière séance de la semaine sur une baisse de 3,15 %, la plus forte du jour à la Bourse de Madrid tandis qu'à Londres celle de British Airways progressait encore de 0,93 %.
La publication des résultats sur neuf mois d'Iberia avec des pertes de 182 millions d'euros contre un bénéfice de 51 millions d'euros lors de la période correspondante de 2008, ajoutée à l'inconnue que représente le déficit du plan de retraite de British Airways et aux inquiétudes sur l'emploi ont quelque peu refroidi les enthousiasmes.
Contrairement au mariage Air France-KLM, initié à une époque où la conjoncture était favorable dans le transport aérien, l'union britanno-espagnole va se dérouler dans un contexte très difficile. British Airways affiche un trou de 325 millions d'euros sur les six premiers mois de son exercice et la situation d'Iberia ne s'améliore que très lentement.
Après avoir perdu 165 millions d'euros au premier semestre, la compagnie a certes réduit son déficit à 16,4 millions d'euros entre juillet et septembre mais en grande partie grâce à une baisse de sa facture pétrolière et à une plus-value de 20 millions d'euros tirée du rapprochement, cet été, de sa filiale « low cost » avec Vueling. Antonio Vazquez, son président, ne prévoit toujours pas de revenir sur le gel des dividendes décrété l'an dernier.
Synergies de coûts
Bien que favorables au mariage, les syndicats des deux transporteurs s'inquiètent, pour leur part, des conséquences de l'opération sur l'emploi « à long terme ». Willie Walsh, le directeur général de British Airways, a récemment annoncé une nouvelle réduction d'effectifs de 1.700 personnes touchant le personnel navigant et un plus grand recours au temps partiel. Iberia, qui vient de lancer un plan de départ en préretraites pour le personnel navigant commercial de plus de 55 ans, a réduit son personnel depuis le début de l'année de 4,2 %, à 21.785 employés. Or, 267 millions des 400 millions d'euros de synergies annuelles annoncées à l'horizon 2015 par les promoteurs de la fusion proviendront d'une réduction des coûts. Unite, en Grande-Bretagne, UGT, Commissions ouvrières (CCOO) et les syndicats d'Iberia en Espagne réclament d'ores et déjà des garanties sur l'emploi.
CCOO y ajoute une demande d'éclaircissement sur le plan de retraites de BA, dont le déficit avoisine les 2,6 milliards de livres. La question est d'autant plus sensible que c'est la seule clause de sortie du « deal » imposée par Iberia pour protéger ses actionnaires.
C'est un obstacle que tente de contourner le montage adopté avec la création d'un holding de tête, coté à Londres, contrôlé à 55 % par les britanniques et à 45 % par les espagnols, coiffant les deux compagnies. Ces dernières garderont pour le reste leur pavillon, présenteront leurs résultats financiers d'une manière indépendante et disposeront de conseils d'administration propres. Alors que l'objectif fixé est de boucler la fusion d'ici à la fin 2010, les prochains mois s'annoncent studieux et coûteux. Le prix de la fusion est estimé à 350 millions d'euros. Bruxelles devrait sans doute avoir son mot à dire alors que certains comme Virgin dénoncent déjà une concurrence déloyale.
Autres « deals » possibles
De leurs côtés, les dirigeants de British Airways lorgnent déjà sur d'autres « deals » potentiels, notamment avec American Airlines membre de la même alliance OneWorld. « Nous avons toujours dit que Iberia était une étape pour faire de British Airways une compagnie aérienne globale » a déclaré au « Financial Times » Keith Williams, l'actuel directeur fiancier de BA et son futur directeur général, dans le cadre du nouvel ensemble. Affirmant la volonté d'une acquisition qui permettrait un effet de taille sur le long terme, le dirigeant dit « ce pourrait être American », même si les Etats-Unis interdisent jusqu'à présent le contrôle par des étrangers de leurs compagnies aériennes. « Cela pourrait changer », affirme Keith Williams qui cite par ailleurs l'Inde et l'Etrême-Orient comme des terrains de chasse potentiels pour British Airways.
Chiffres clefs des deux compagnies
British Airways  : (1 semestre de l'exercice clos fin mars 2010). 111  millions de livres de pertes opérationnelles(contre un profit de 140  millions de livres au 1 semestre 2008).4,1  milliards de livres de chiffres d'affaires (- 13,7 %).17,7  millions de voyageurs transportés.246  appareils. Iberia : ( chiffres sur neuf mois 2009). 329,7  millions d'euros de pertes opérationnelles (+ 30,3 %).3,3  milliards d'euros de chiffres d'affaires (- 19,1 %).28,5  millions de voyageurs transportés (en 2008).114  appareils.
Willie Walsh
Né le 25 octobre 1961 , à Dublin (Irlande).Entre comme pilote « cadet » chez Aer Lingus, à l'âge de 17 ans.Devient négociateur en chef de l'Ialpa, l'association des pilotes irlandais.Obtient un master en management et gestion des affaires au Trinity College de Dublin pendant ses années de pilote.Est nommé directeur général de la compagnie espagnole Futura, filiale de Aer Lingus, en 1998 , après plusieurs postes de direction.Prend en octobre 2001  la succession de Michael Foley, comme directeur général de la principale compagnie aérienne irlandaise.Rejoint British Airways en mai 2005  pour succéder cinq mois plus tardà Rod Eddington comme directeur général de la compagnie britannique

>Le système de retraite de British Airways, clef de la fusion Le système est en déficit de 2,6 milliards de livres selon les derniers calculs. Ses administrateurs et la direction de British Airways doivent renégocier les engagements dans des conditions qui satisfassent Iberia.
Le système de retraite complémentaire pour les salariés de British Airways (BA) est dans une situation financière suffisamment délicate - un déficit pour l'instant évalué à 2,6 milliards de livres, soit un peu plus que la capitalisation boursière du groupe aérien- pour faire échouer la fusion entre les compagnies aériennes Iberia et British Airways.
La compagnie aérienne espagnole a d'ailleurs fait cette double mise en garde : Iberia ou TopCo, la société fusionnée, n'aideront pas financièrement le système de retraite du britannique. Et surtout, Iberia peut choisir de renoncer à la fusion si les résultats des discussions entre les administrateurs du système de retraite et la direction de British Airways modifient l'intérêt économique de l'opération, et ce « selon l'opinion raisonnable d'Iberia ».
Un porte-parole de British Airways indiquait cependant vendredi que la société « a confiance qu'elle satisfera les conditions demandées ».
Négocier avec les salariés
British Airways indiquait également que le nouveau calcul actuariel de son déficit serait révélé « en temps voulu ». La société a quasiment exclu d'injecter des liquidités, après avoir contribué à hauteur de 1,8 milliard de livres au cours des trois dernières années, explique-t-elle. Il s'agit donc pour la direction du groupe de négocier avec les salariés ou ex-salariés de BA.
Selon un analyste du secteur, le directeur financier de la compagnie avait conseillé aux administrateurs du fonds de retraite de réduire son exposition aux actions en 2007, un conseil qu'ils n'avaient pas suivi et qui leur a coûté cher. Pour David Blake, spécialiste des retraites à la Cass Business School, les déficits des systèmes de retraites des entreprises britanniques sont difficiles à quantifier et souvent en mauvaise santé : « D'un côté, l'espérance de vie s'accroît, donc l'actualisation sous-évalue leurs charges, et, de l'autre, les actifs des fonds censés payer les retraites ont subi une forte baisse suite à la crise », explique-t-il.
Il y a dix ans, en tout cas pour les nouveaux bénéficiaires, les systèmes avaient été modifiés pour être soulagés. Ils étaient passés d'un système de prestations garanties à un système de contributions définies (versement sur un compte épargne retraite). Mais cela n'a pas suffi. Or, en moyenne, les Britanniques touchent 40 % de leur retraite grâce à leurs employeurs. La proportion augmente pour les plus riches, comme les pilotes d'avions.

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