>CHALAIR - Prise d’indépendance Les nouvelles lignes exploitées par la compagnie régionale Chalair à compter du 11 janvier 2010 le seront sous son propre pavillon. Effet de taille oblige, le transporteur a décidé de prendre son indépendance en retenant le système de commercialisation de la société
TTI. Les trois dernières lignes encore assurées sous franchise commerciale d’Airlinair passeront à leur tour en propre en mars
2010. Du coup, Chalair va ajouter deux Beech 1900D à sa flotte et vient de faire d’Air France son agent général de ventes pour la
distribution de sa billetterie, y compris sur Internet.
>Bataille chez Air France pour piloter l'A380 Les pilotes s'affrontent
pour savoir qui prendra les commandes du nouvel avion géant. Le gros-porteur d'Airbus fait rêver chez Air France. Et c'est donc une féroce compétition qui s'est engagée pour désigner ceux
qui en prendront les commandes. En théorie, le cockpit de l'A 380 aurait dû être confié aux pilotes les plus expérimentés de la division Boeing 777.
Mais la baisse sans précédent de l'activité cargo est passée par là. Elle a mis au chômage technique une partie des effectifs de la division Boeing 747-400. Ces pilotes sont les plus anciens et
les mieux rémunérés de la compagnie. Air France a proposé aux syndicats la signature d'un accord «passerelle» pour réaffecter certains d'entre eux dans d'autres divisions et notamment la division
Boeing 777. Cette intégration aurait pu se passer sans remous. Les pilotes du Boeing 747-400 sont en effet souvent proches de 60 ans et donc de l'âge de départ en retraite. Et il
faut six ans en moyenne chez Air France pour amortir une nouvelle qualification. Un pilote de 58 ans n'aurait pas dû être concerné par le nouvel A 380. Mais c'était sans compter
avec le déplafonnement du départ en retraite de 60 à 65 ans à partir du 1er janvier, qui permet à ces pilotes de demander une nouvelle qualification. Un pilote de 58 ans en fin de
carrière qui est encore rattaché à la division 747-400 pourrait ainsi passer devant un pilote de 54 ans de la division 777. Avec ou sans limite d'âge La possibilité de tels transfuges est mal vécue par les pilotes : ceux de la division 777 aimeraient monter dans la hiérarchie et piloter l'A 380, et ceux de la
division d'en dessous (l'A 320 par exemple) aimeraient passer sur 777. «Le malaise de la division 747-400 va se propager à l'ensemble des pilotes, explique Jean-François Huzen, président de
l'Union nationale des pilotes de ligne (UNPL), car les qualifications qui seront données aux uns bloqueront les autres». Il se dit également que la direction de la compagnie voit d'un
mauvais œil l'arrivée de pilotes anciens aux commandes de son avion le plus prestigieux. Elle pourrait donc appuyer les syndicats qui proposent d'instaurer une limite à 60 ans pour
l'obtention d'une nouvelle qualification. Des pilotes de la division 747-400 ont d'ores et déjà prévenu que, dans ce cas, ils porteraient plainte pour discrimination sur l'âge. 100
pilotes au chômage technique La division 747-400 est touchée de plein fouet par la crise. Face à la baisse de l'activité de transport de marchandises, la
compagnie a réduit sa flotte de Boeing 747-400 cargo, qui comptait dix appareils en 2006. La flotte cargo d'Air France ne compte plus que cinq appareils : deux Boeing 777 et trois 747-400. Et
c'est une cinquantaine d'équipages, soit 100 pilotes sur 400 de la division 747-400, qui sont en sur effectif. Leur inactivité commençant à poser des problèmes pour la sécurité des vols, ils
débutent dès janvier des séances de simulateur pour compenser le manque de pratique. Ils alterneront deux vols en un mois, puis un vol et une séance de simulateur le mois suivant. Le minimum
requis pour ne pas perdre leur qualification. «Changer les affectations des pilotes et les transférer dans la division 777 ne résoudra pas le problème, s'inquiète un cadre. La majorité des
divisions est aujourd'hui en sureffectif du fait de la crise et déjà “limite” en termes de pratique pour la sécurité des vols.»
>AF 447 : l'enquête piétine Les familles des 228 victimes du crash du
Rio-Paris, le 1er juin dernier, sauront-elles jamais ce qui a provoqué le drame ? Le second rapport d'enquête préliminaire sera publié vendredi. Mais il ne devrait pas apporter beaucoup
d'éléments nouveaux."Nous ne sommes toujours pas capables de déterminer les causes et circonstances de
l'accident, simplement nous avons un peu avancé dans la compréhension du système dans lequel il s'est déroulé", a souligné Jean-Paul Troadec, le
directeur du Bureau Enquêtes et Analyses (BEA) lors d'une rencontre samedi à Rio avec les familles de victimes brésilienne.Il leur a par ailleurs annoncé que de nouvelles recherches devraient
reprendre dans l'Atlantique en février prochain pour retrouver les enregistreurs de vol.L'avion qui assurait la liaison entre Rio de Janeiro et Paris a disparu au-dessus de l'Atlantique après
avoir traversé une zone de fortes turbulences. Seuls des morceaux de l'Airbus A330 ont été remontés à la surface. Si les boites noires ne sont pas récupérées, les enquêteurs pourraient ne jamais
établir les circonstances réelles du crash. Quant à l'incident du 29 novembre dernier à bord d'un A330 d'Air France sur la ligne Rio-Paris (lire notre article), la compagnie nationale se
refuse à ce jour à tout commentaire susceptible d'éclairer les circonstances du drame de l'été dernier.
>Europe Airpost revoit ses ambitions Comme elle l'avait annoncé à Top Resa, Europe Airpost est bien
décidé à développer son activité passagers dès l'été 2010. Mais en moins de trois mois, elle a dû revoir sa copie. Finalement seuls deux avions passagers entreront le 1er avril dans sa
flotte, et non quatre comme elle l'avait initialement prévu. De plus, ces appareils opéreront en France uniquement depuis Nantes et Paris-CDG. Il n'y aura pas de seconde plateforme régionale tout passagers.Avec la crise, "certains engagements ne se sont pas confirmés", souligne Jean-Paul Dominiak, directeur général de la compagnie, pour expliquer sa retenue. De plus, sur
Nantes la compagnie va devoir faire avec un concurrent de dernière minute : Transavia qui a annoncé en octobre son déploiement sur Nantes et Lyon.Pour accompagner son tournant stratégique, Europe
Airpost a décidé de s'appuyer sur des B737-700, plus rentables et plus propres que ses traditionnels B737-300 QC. Mais surtout, cet appareil de 149 places offre exactement les mêmes capacités
pour un rayon d'action plus large. "Il nous permettra de desservir
des destinations plus lointaines au départ de Paris et Nantes comme l'Egypte et surtout l'Afrique sub-saharienne", poursuit Jean-Paul Dominiak. Europe Airpost ne se repose pas uniquement sur le marché français. Elle opèrera également en
tout-passagers au départ de Dublin.
>British Airways : la menace d'une grève plane sur les fêtes A l'invitation du syndicat Unite, le personnel navigant a voté, à une écrasante majorité, le principe d'une
grève entre le 22 décembre et le 2 janvier. Willie Walsh, le directeur général de British Airways (BA), ne pouvait imaginer pire cauchemar, et pourtant... Le
personnel navigant de BA a approuvé lundi le recours à la grève pour protester contre des suppressions de postes au sein de l'entreprise, a annoncé lundi le syndicat Unite, qui a aussitôt appelé
à cesser le travail pendant les fêtes. Le principe d'une grève a été approuvé à 92,49% par le personnel de cabine. Plus de 10.000 membres de ce personnel (sur les 14.000 que compte le
groupe) ont participé au scrutin organisé par Unite, a précisé ce dernier avant d' annoncer aussitôt qu'il allait déposer un préavis en vue d'un arrêt de travail de 12 jours, du 22 décembre au 2
janvier; menaçant ainsi de clouer les appareils au sol en pleine saison des fêtes. Si cette grève a bien lieu, il s'agira de la
première au sein de BA depuis 1997, selon les médias britanniques. Unite entend ainsi protester contre les mesures d'économies annoncées par la compagnie britannique : suppression de 1.700 postes
au sein du personnel navigant, un gel des salaires pendant deux ans et instauration d'un "système à deux vitesses" qui se traduirait par l'embauche des nouveaux employés de cabine à des conditions inférieures à celui du personnel en place. "Nous
n'avons pas pris la décision de faire grève à la légère, vu les difficultés financières de la compagnie", assure Unite, qui souhaite que la
direction renonce à ces mesures. Fortement affectée par la crise, BA qui a perdu 325 millions d'euros durant les six
premiers mois de l'exercice en cours, s'est dite pour l'heure "extrêmement déçue".
"Une grève de 12 jours serait totalement injustifiable, et c'est une réaction extrêmement disproportionnée aux changements modestes que nous avons
annoncés au personnel de cabine, et qui visent à nous aider à nous remettre de pertes record", explique-t-elle dans un communiqué. A l'instar
d'easyJet, les concurrents de l'ex-compagnie nationale ont aussitôt sauté sur l'occasion pour offrir leurs services aux passagers.
>British Airways chiffre à 3,7 milliards de livres le déficit de ses fonds de pension La compagnie aérienne britannique British Airways (BA) a évalué lundi à 3,7 milliards
de livres le déficit de ses fonds de retraite maison, soit 76% de plus qu'en 2006, alors que ses employés devaient se prononcer sur une grève pour protester contre un plan
d'austérité. BA a précisé, dans un communiqué, qu'elle allait entamer des négociations avec ses employés et leurs syndicats, en vue d'"établir un plan de
redressement" de ses fonds de retraite et de revoir les niveaux de cotisation de ses employés, d'ici juin 2010. Le règlement de l'énorme déficit des fonds de retraite de BA (au Royaume-Uni,
les employés du secteur privé cotisent généralement à des caisses de retraite propres à leur entreprise) pourrait faire capoter la fusion programmée entre BA et sa partenaire espagnole
Iberia. Celle-ci a en effet obtenu la possibilité d'annuler le mariage, au cas où la question ne serait pas réglée d'une manière qu'elle juge satisfaisante. La nouvelle évaluation a été
annoncée le jour même où doit être dévoilé le résultat d'un vote des employés de cabine de BA, sur le recours à la grève pour protester contre des réductions d'effectifs. En cas de feu vert,
très probable selon la BBC, un préavis pourrait être déposé pour le lundi suivant (21 décembre), en plein début des vacances de Noël en Grande-Bretagne, ce qui risquerait de perturber fortement
l'activité de la compagnie aérienne. Une telle grève serait la première du genre organisée au sein de la compagnie britannique depuis 1997.
>Air Caraïbes inaugure Saint-Martin et Port-au-Prince Après Cayenne en Guyane il y a tout juste un an, Air Caraïbes a inauguré samedi 12 décembre sa ligne à destination de
Saint-Martin et de Port-au-Prince à Haïti au départ d’Orly Sud. La liaison est opérée deux fois par semaine (mardi et samedi) avec un Airbus A330-300 triclasse d’une capacité de 324 passagers.
Marc Rochet, président du directoire d’Air Caraïbes, s’est fixé sur cet axe un objectif de 20 000 passagers
la première année et de 20% de part de marché face à Air France et Corsair qui desservent de longue date Saint-Martin. Pour lancer la ligne, la compagnie propose des tarifs attractifs à partir de
529€ l’aller-retour. "Si le succès est au rendez vous, nous n’excluons pas de multiplier le nombre de fréquences ou de découpler la ligne, précise Marc
Rochet. Les ventes démarrent mieux que prévu. Nous avons de bons espoirs".Le dirigeant
table sur une exploitation profitable de la ligne dans un délai de deux ans avec un trafic se répartissant de façon équilibrée entre les deux îles. La desserte d’Haïti, qui n’est pas desservi en
direct depuis l’Europe, devrait attirer un important trafic affinitaire et d’affaires. Outre ces deux profils de passagers que l’on retrouvera sur Saint-Martin s’ajoutera pour cette dernière la
clientèle touristique même si Marc Rochet reconnaît que "le tourisme n’est pas le segment sur lequel Air Caraïbes est le plus
présent". Ce positionnement a permis à Air Caraïbes de réaliser un excellent exercice
2009 malgré la crise avec un total de 1,67 million de passagers attendus au 31 décembre. Si la progression n’atteindra que 1,5% sur un an, elle cache toutefois une belle hausse de plus de 16%
pour le seul trafic transatlantique. " C’est sans doute notre meilleure année, conclut Marc
Rochet. La compagnie sera bénéficiaire pour la cinquième année. Et de façon importante, ce ne sera pas l’épaisseur du trait
!".
>Star Alliance se renforce en Afrique Brussels Airlines vient officiellement de rejoindre Star
Alliance. Un rapprochement sans surprise après le rachat de la compagnie belge par Lufthansa. Cette nouvelle recrue fait pousser des ailes à l'alliance sur le continent africain via le hub de Bruxelles. Ses membres vont en effet
pouvoir y bénéficier du réseau de Brussels Airlines qui comprend 14 destinations africaines. Certaines de ces escales étant uniquement desservies au départ d'Europe par la compagnie belge comme
Bujumbura (Burundi), Conakry (Guinée), Kigali (Rwanda) et Monrovia (Libéria). Jusque là, SkyTeam y avait une longueur d'avance grâce à Air France. L'arrivée de Brussels Airlines permet
ainsi aux passagers de Star Alliance d'avoir accès à plus de 19.700 vols quotidiens desservant 1.077 destinations dans 175 pays. Le réseau compte maintenant une nouvelle plaque tournante à
l'aéroport de Bruxelles et propose des vols vers quatre destinations africaines qui n'étaient desservies pas aucune autre compagnie membre auparavant : Bujumbura (Burundi), Conakry (Guinée),
Kigali (Rwanda) et Monrovia (Libéria). Onze compagnies membres de Star Alliance desservent 81 destinations dans 40 pays africains. Pour rappel, Brussels Airlines opère une flotte de 51
appareils assurant quelques 200 vols quotidiens desservant 1.077 destinations dans 175 pays.
>Virgin America réduit ses pertes trimestrielles La compagnie aérienne
américaine Virgin America a réduit ses pertes trimestrielles à 5,9 millions de dollars comparé à 59 millions à la même période une année auparavant. Dans l'intervalle, son chiffre d'affaires a progressé de 39% en une année à 157,9 millions de dollars. Fait significatif : la compagnie a pu dégager son tout premier
bénéfice d'exploitation à hauteur de 5,1 millions de dollars, un résultat à comparer à une perte de 54,3 millions de dollars l'année dernière. Créée en 2007, la compagnie, que possède
partiellement le groupe Virgin, a essuyé des pertes substantielles depuis son lancement à partir de sa base de San Francisco. La compagnie aérienne a néanmoins fait savoir en septembre
qu'elle envisageait de rajouter 10 appareils supplémentaires à sa flotte
>Emirates rassure sur ses capacités de financement La compagnie aérienne
de Dubai Emirate a annoncé jeudi avoir levé 1,13 Mds de dollars afin de financer ses nouveaux A380, alors même que le royaume rencontre des difficultés pour faire restructurer une partie de
sa dette corporate auprès des banques. Le financement a été arrangé par Citigroup et Doric Asset Finance et concerne six nouveaux A380. Actuellement,
Emirate opère une flotte de 139 appareils et son carnet de commandes compte 156 avions, d'une valeur totale de près de 50 Mds de dollars. Il s'agit du client le plus important pour
Airbus. La compagnie fait partie de Investment Corporation Dubai, une compagnie membre du gouvernement de Dubai destinée à recevoir les meilleurs actifs du Royaume.
>Un accord de ciel ouvert a été conclu entre les
Etats-Unis et le Japon Après dix ans de négociations, un accord bilatéral dit de ciel ouvert entre les Etats-Unis et le Japon a été conclu en
toute fin de semaine dernière. Cet accord vise ainsi à faciliter les restrictions sur les vols transpacifiques, particulièrement lucratifs et booster la concurrence. Cet accord a aussi pour conséquence de permettre aux compagnies aériennes Delta et American Airlines de se positionner au plus vite dans la
course au rachat d'une participation dans le numéro un des compagnies aériennes japonaise en difficultés Japan Airlines. A l'heure actuelle, Delta Air Lines, le numéro un des compagnies aériennes
par trafic, dispose de la part de marché la plus importante au Japon parmi les compagnies aériennes américaines grâce précisément à un traité vieux de plus de 50 ans limitant les entrées sur ce
marché. Or, la signature de cet accord de ciel ouvert pourrait saper sa domination au Japon ou encore la renforcer si la compagnie parvient à décrocher un accord avec JAL. Malgré un
accord en partage de code avec JAL, American Airlines se positionne à la troisième place derrière United en terme de part de marché dans le ciel japonais.
Pour mémoire, American Airlines, oneworld et le fonds d'investissement américain TPG ont annoncé être prêts à investir 1,1 Md de dollars dans le transporteur japonais, soit plus que la
proposition avancée par l'alliance Skyteam en novembre (1 Md de dollars).
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