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>Communiqué de la CGT Air France :Déclaration de
la CGT et UGICT/CGT à la session de clôture du CCE du 29 Mars
En premier lieu, nous sommes ici pour porter au
plus haut les intérêts des salariés seuls créateurs de richesse. Nous le disons d'entrée de jeu parce que
c'est bien le rôle du CCE.
Ensuite, hommage à tous les élus et mandatés,
quelles que soient leurs Organisations syndicales, qui ont oeuvré pour le bien collectif,
hommage au personnel du CCE, tous les personnels, et particulièrement ceux qui, au plan
social, économique et technique, ont permis au travail des élus d'être
efficace.
Pour la CGT et l'UGICT/CGT, nous manifestons une attention spéciale aux deux
Secrétaires Généraux qui se sont succédé en 8 ans :
Bernard Boulineau et José Rocamora dont le passage
aura été marqué pour le moins par des avancées notables.
Une mention spéciale à José
Rocamora, premier Secrétaire Général du CCE(c'est lui qui permis avec l'ancien Secrétaire Jean claude LAFAYE l'accés du CE BRITAIR au CCE AIR FRANCE), non issu de Paris
mais de Marseille. José aura su apporter sa part de soleil et d'humanisme , et a
modestement consenti pendant 8 ans à assumer la problématique de la double résidence sans
jamais nous en faire partager le poids. Merci à toi, José.
Nous rendons également un hommage appuyé à deux
secrétaires de CE, l'Exploitation et l'Industriel, Karine Monségu et
Michel Compte, lesquels, chacun dans son style, se sont investis pleinement avec,
entre autres, multiples qualités, un souci particulier de la place de la culture dans
l'entreprise accessible à tous les salariés, et plus largement un souci de maintenir les activités
de proximité. Dans ce cadre, nous étendrons notre hommage à Didier Fauverte, Patrice
Gaudemard et Jean-Pierre Perrot, en nous excusant auprès de tous ceux non cités mais ils
sont nombreux, qui ont oeuvré dans ce sens.
Sur le dernier mandat, il convient de noter le travail effectif et le courage syndical d'Alain Barbier
et de José Rocamora, en parfaite harmonie avec leurs Organisations Syndicales qui leur
ont manifesté et leur manifestent encore un soutien sans réserve.
Par delà les difficultés inhérentes à leur position de gestionnaire, indissociable pour la CGT de
leur statut de militants syndicaux, il convient de noter que le parcours du dernier mandat
n'a pas été un fleuve tranquille. Ces camarades ont travaillé dans le cadre d'un Bureau
désigné sur la base de la proportionnelle en fonction du vote des salariés d'Air France
et, bien entendu, avec ceux qui voulaient bien jouer le jeu de la
proportionnelle.
Plus encore, en conformité avec la vocation de rassemblement de la CGT et de l'UGICT/CGT,
nos camarades ont toujours été attentifs à recueillir et prendre en compte autant que
possible le sentiment des Organisations Syndicales non présentes au Bureau. Ils ont fait
preuve de militantisme, d'ouverture d'esprit et de tolérance.
En retour, aucun cadeau ne leur a été fait. A cet égard, le rassemblement de toutes les
catégories prime et en aucune façon la CGT et l'UGICT/CGT ne rentreront dans des
oppositions catégorielles.
C'est dans ce cadre que le problème fondamental de l'inversion des flux et des rapports
CCE-CE.OA a trouvé un début de réponse avec un accord qui demandera à être réexaminé en
fonction de la nouvelle législation.
Pour les réalisations, nous pointerons plus
particulièrement la rénovation de l'ensemble du patrimoine pour le bien-être des agents et
de leur famille, la réduction de la dette du CCE passant de 8 M€ à une somme aujourd'hui
marginale qui s'éteindra dans deux ans. Des travaux restent à poursuivre, en tenant compte
du fait que l'inversion des flux a fortement perturbé les possibilités des programmes
ambitieux qui restent pour nous à l'ordre du jour.
Nous pensons en particulier à la révision de la grille tarifaire
du CCE qui doit être mise en adéquation avec les aspirations des nouvelles
générations et des modes de vie qui évoluent, tout en préservant la qualité des offres
pour les seniors dont les besoins évoluent aussi.
Nous pensons bien évidemment aussi à l'impérieuse nécessité du maintien du sport dans l'entreprise, position que les nouvelles conditions de vie et
les nouvelles conceptions écologiques justifient à part entière.
Dans cet état d'esprit, nos Organisations se positionnent clairement
pour le maintien et le développement de
l'ASAF, association de salariés sportifs, gérée à parité entre les sportifs et les élus, outil exceptionnel facteur de cohésion dans l'entreprise. Nous disons
bien "sport dans l'entreprise".
Nous pensons aussi à la question du statut des salariés, CE et CCE, pour lesquels l'entreprise
a fait miroiter la possibilité d'intégration et pour lesquels, d'après les données
fournies par l'employeur, les conditions sont aujourd'hui réunies.
Sans aucun doute l'intégration des salariés de CE,
CCE, Mutuelle et ASAF fait partie des orientations de congrès de nos syndicats CGT et UGICT/CGT, mais
ceci implique des conditions incontournables à nos yeux. Pour être clairs, il est
hors de question que les activités, par exemple de restauration, soient sous-traitées,
c'est fondamental, et le passage au statut Air France des salariés CE, CCE, ASAF et
Mutuelle ne peut en aucun cas, à nos yeux, se traduire par une antichambre préalable à
l'Article L.122-12 du Code du Travail. De manière corollaire, ceci ne peut être en aucun
cas l'objet d'une révision à la baisse du statut de ces personnels, quelle que
soit leur catégorie.
Nous n'oublions pas non plus que c'est ici que s'est profilée, entre l'employeur et les
Organisations Syndicales, une transaction positive et majoritaire tendant à mettre fin à
un conflit sur la DGI dont il convenait de sortir de manière honorable pour tous et dans
l'intérêt collectif. Il faudra aussi trouver dans nos instances de nouvelles règles de
vie, et la loi ne doit pas être vue comme une limite indépassable mais comme une base à
améliorer à chaque fois que c'est possible.
Enfin, en bonne rhétorique nous finirons par l'essentiel, le rôle du CCE est aussi et avant
tout dédié à la politique économique de l'entreprise. La CGT et l'UGICT/CGT restent fortement attachées à une évolution du droit et des pratiques tendant à donner aux salariés,
pas seulement plus de droits mais plus de pouvoirs.
L'économie de l'entreprise est une affaire trop
sérieuse pour être laissée à la seule main des actionnaires.
Un emploi de qualité avec la reconnaissance des qualifications et le salaire qui va bien, reste
pour nous ce qui doit être une performance et pas une contrainte. Dans ce
sens, toute tentative de promotion d'une société européenne en lieu et place du statut actuel de la Compagnie
sera, en l'état actuel des textes législatifs au niveau du droit social, combattue avec fermeté.
Enfin, et c'est une évidence, l'entreprise est et n'est que par les salariés. Les actionnaires se bornent
à investir dans le travail des salariés. La performance sera donc sociale et économique,
ou ne sera pas.
Pour finir, un commentaire, bien évidemment l'avenir est aux rassembleurs.
Seuls ceux qui sauront rassembler et non pas diviser ni exclure rencontreront l'assentiment de la majorité des salariés qui aspirent à l'union efficace. L'union fait la force.
Lun 16 avr 2007
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