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>Le bureau du CCE d'Air France révoqué

 

La polémique sur la gestion du comité central d'entreprise (CCE) d'Air France, en situation de quasi-faillite, a finalement coûté leurs postes à ses dirigeants.

Réunis hier matin en session exceptionnelle, les représentants syndicaux ont voté à 9 voix contre 6 la révocation du bureau, dominé depuis mars 2007 par la CFDT et son secrétaire général, François Cabrera. Un bureau provisoire à large spectre syndical a été élu dans la foulée, avec à sa tête le représentant du principal syndicat de pilotes SNPL, Jean-Yves Quinquenel, épaulé par le secrétaire général de la CGT, José Rocamora, et les représentants de FO et de la CGC. Pour agir, il devra cependant attendre le rapport des experts sur l'état des finances du CCE, prévu pour mi-décembre.


L'organisme, qui centralise la plus grande partie des 3,1 % de la masse salariale versés par Air France aux huit comités d'entreprise, serait au bord du dépôt de bilan. A la tête d'un budget annuel de 63 millions d'euros en 2009, il accuserait un déficit de 12 millions. Et ce, malgré une avance de 10 millions d'euros consentie l'an dernier par la direction. La quasi-totalité du budget serait absorbée par les salaires des quelque 850 personnes employés par le CCE et les 8 comités d'établissement de la compagnie, laquelle compte 54.700 salariés. A quoi s'ajoute la chute de la fréquentation des centres de vacances.


La CFDT, qui avait délogé la CGT du CCE en 2007 avec l'appui de FO et de la CGC, s'était retrouvée isolée l'été dernier quand, tentant de faire voter un nouvel emprunt, afin de boucler son budget, elle s'était heurtée à l'opposition des autres syndicats.

L'annonce d'un audit n'avait pas suffi à calmer les choses. C'est pour s'assurer du bon déroulement de cet audit qu'une majorité de membres du CE a finalement demandé et obtenu la révocation du bureau.


Désavouée, la CFDT dénonçait hier dans un tract« l'alliance de la carpe et du lapin », rejetant la responsabilité de la situation sur le CE des pilotes et la direction de la compagnie.

 


>Air France va desservir Johannesburg en A380

 

A compter du 3 février prochain, Air France va exploiter l'A380 entre Paris et Johannesburg. La compagnie souligne qu'elle sera ainsi le premier transporteur à introduire le plus grand avion civil du monde sur le continent africain.
Air France, qui a commandé un total de douze A380, a reçu vendredi son premier exemplaire, qui sera exploité à partir du 20 novembre entre Paris et New York. Quatre A380 doivent lui être livrés par Airbus d'ici l'été 2010.

 

 

>RYANAIR : + 15 % en octobre

 

La compagnie irlandaise à bas coûts a annoncé avoir transporté 6,16 millions de passagers en octobre, soit 15% de plus qu'au même mois de 2008. Le taux de remplissage est ressorti à 85 % sur le mois, stable par rapport à septembre 2008. Il s'établit à 82 % sur 12 mois.

 

 

>RYANAIR : L'aile ou le cash

 

Le ciel n'est pas toujours la limite, surtout quand Ryanair peaufine son art de la provocation. Après avoir laissé planer l'idée de faire payer l'usage des toilettes à bord ou d'inciter les passagers à porter leurs bagages jusqu'à la soute, son dirigeant, Michael O'Leary, menace désormais de distribuer ses excédents de cash à ses actionnaires. « Shocking ! » Il s'agit en fait d'un ultimatum lancé à Boeing pour le forcer à baisser les prix des 200 avions commandés par la compagnie « low cost ». Quand Ryanair se prépare à réduire sesL'aile ou le cash propres tarifs de 20 % sur les six prochains mois et à rebasculer du coup dans le rouge, il exige un geste de l'avionneur américain d'ici à la fin de l'année. Faute de quoi, la compagnie se propose d'annuler une partie de ses commandes, réduisant ainsi les gaz de sa croissance fulgurante. Que l'agent provocateur irlandais gagne ou perde ce bras de fer, les actionnaires en sortiront gagnants à moyen terme. Le pugnace Michael sait mettre ses rodomontades à exécution comme il l'a prouvé en fermant des lignes desservant l'aéroport de Manchester, qui refusait de réduire ses charges. Pendant ce temps, British Airways suit la route traditionnelle en gelant les salaires et se retrouve sous la menace d'une grève. Chacun sait de quel côté du révolver il est préférable de se tenir, surtout à 10.000 pieds.

 

>Perturbations en vue chez Finnair le 16 novembre


La situation se corse entre la direction de la compagnie Finnair et la Finnish Airlines Pilots Association. L'association des pilotes en effet déposé un préavis de grève pour le 16 novembre prochain. Elle entend défendre l’accord salarial signé avec Finnair, accord qui est toutefois arrivé à son terme voici un an.

La compagnie finlandaise estime pour sa part que ce contrat n’est plus viable en raison des conditions économiques actuelles et des turbulences que traverse Finnair. " 
Par cette action, les pilotes pénalisent les passagers et mettent en danger l’ensemble des salariés de Finnair", a ainsi estimé Anssi Komulainen, senior vice-président du transporteur, qui négocie âprement avec ses pilotes afin de trouver une issue à la crise et éviter la grève. 


>Une grève à Noël chez British Airways ?


Pour la première fois depuis 1997, une grève pourrait toucher British Airways à Noël en raison d’un mouvement du personnel, qui s’oppose aux mesures de gel des salaires et de suppressions de postes prévues par la compagnie pour redresser ses comptes actuellement dans le rouge. 

Outre de nouvelles coupes dans les effectifs, qui toucheraient 1 000 employés, la compagnie britannique souhaite également développer les mesures de temps partiel et surtout réduire les salaires des futurs PNC à compter du 16 novembre. Pour enrayer la fronde, la direction souligne que toute baisse de salaire pour les salariés en fonction est exclue et que 75% d’entre eux vont même bénéficier d’une augmentation comprise entre 2% et 7% en 2009 et 2010.

2 000 salariés de British Airways, membres du syndicat Unite, se sont donc réunis hier près de Londres pour étudier ce projet de grève durant les vacances de Noël. Unite entend désormais aller plus loin en consultant une partie des 14 000 employés concernés par ces mesures chez BA.

Michael O’Leary, le bouillonnant patron de Ryanair, s’est invité dans la discussion et estime que le patron de British Airways, Willie Walsh, " 
n’avait pas été assez radical" avec son personnel et que "le temps des employés grassement payés est révolu".

 


>Iberia remodèle sa classe affaires


Iberia veut attirer davantage de passagers affaires. La compagnie aérienne espagnole a en effet annoncé une transformation de sa classe Business Plus. Cette opération, qui ne touche actuellement que trois appareils, passe par un surcroît de place disponible pour le passager, soit plus de 2,2 mètres d'espace disponible et 30 centimètres supplémentaires - de 152 à 183 centimètres - entre les rangées.  Cette nouvelle disposition permet ainsi au passager d'adopter une position complètement allongée.  Au total, le nombre de sièges en classe affaires va passer de 52 à 42 dans les A340/600s et de 42 à 36 dans les A340/300s. La reconfiguration de ce type d'appareils sera achevé d'ici au mois de mars prochain.

La compagnie aérienne indique travailler également sur un nouveau design et de nouveaux équipements sur sa flotte de longs-courriers d'ici à 2012.

 


>Myair a été mis en faillite


La société italienne My way Airlines qui contrôle la compagnie aérienne à bas coût Myair a été mise en faillite par la justice italienne,

Trois mois après la suspension des vols de la compagnie Myair, le tribunal de Vicenza a décidé la faillite de My way airlines Spa, qui contrôle le transporteur, et a déclaré en conséquence la compagnie insolvable. Myair va être placée sous la tutelle d'un commissaire extraordinaire qui devra gérer les requêtes des créanciers. Au total, entre l'Italie et l'Espagne, 620 salariés du groupe vont perdre leur emploi. Selon la police financière, la société se serait rendue coupable de faux en bilans pour un montant de 375 millions d'euros entre 2005 et 2008 afin de cacher ses difficultés économiques. La licence de vol de Myair avait été suspendue par l'autorité de l'aviation civile italienne fin juillet, en raison de ses problèmes financiers, laissant de nombreux passagers à terre.

 



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