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>TRANSAVIA FRANCE On n'a pas fini d'en entendre parler! + LE COMBLE de l'ironie en BONUS un PSE!

Le lancement effectif de la nouvelle compagnie Low Cost / charter du groupe AFKL, Transavia.com devrait s'effectuer courant mai.

Ce lancement aurait peut être pu être remis en cause si la direction du groupe avait continué à s'entêter à ne pas consulter le Comité de Groupe Européen du groupe AFKL.
 
Cette instance représentative des personnels européens d'Air France et de KLM, mal connue du personnel, a quelques prérogatives dont celle consistant en l'obligation d'être consultée en cas de sujets transnationaux (touchant plus de 2 pays) ou de sujets revêtant une importance stratégique pour l'ensemble du groupe. Malgré le fait que le point Transavia.com répondait à ces 2 critères, la direction a tenté de passer outre cette consultation.
 
Une telle attitude a valu à la direction du groupe GDF, une condamnation par la justice française et un report de sa fusion avec Suez après les élections présidentielles, un cas similaire a valu à British Airways une condamnation et une astreinte financière de la part des tribunaux belges. Exemples salutaires, car au final, il est possible que la direction AFKL n'ait pas voulu tenter le diable et que sagement elle ait accepté cette consultation qui du reste ne l'engage pas beaucoup, en tout cas, moins qu'un report de lancement de Transavia.com.
 
Nous avons déjà exprimé tout notre désaccord sur cette opération qui avant tout constitue un redoutable outil de dérégulation sociale au sein du groupe AFKL. 
 
La création de Transavia.com France n'est pas une anecdote, ce n'est pas seulement une compagnie charter qui serait complémentaire du reste de l'activité du groupe Air France KLM. Ce n'est pas seulement un positionnement sur un marché en crise (de confiance) délaissé jusqu'à présent par les opérateurs français, c'est une construction basée sur le principe du miroir à deux faces.
 
Une face, visible de par les intentions affichées dans le Business Case, avec un retour sur investissements assez rapide et donc une justification en apparence relativement aisée. Et l'autre face, c'est celle du positionnement social choisi par le groupe pour faire fonctionner cette nouvelle filiale. Dans la présentation initiale, il a bien été souligné, par la direction, que le niveau social serait celui du « marché », c'est-à-dire celui des compagnies charters ou low cost françaises, Aigle Azur, etc., en fait le niveau tangentiel des salaires minimaux de la branche...  
 
Depuis la première présentation faite aux instances représentatives, en décembre 2006, les contours de la mise place de la nouvelle filiale ont connus quelques ajustements notoires. Le réseau de la nouvelle compagnie s'est enrichi de la ligne Orly Porto et surtout un accord PNT a été signé en mars 2007 avec la direction du groupe AFKL.
 
Cet accord porte sur les limites de l'activité de Transavia.com en regard de celle d'Air France et porte également sur les conditions d'emplois de salaires du personnel navigant technique.
 
Il appartient aux navigants techniques et à leurs syndicats d'apprécier les qualités et les défauts de cet accord, mais il y a une chose certaine c'est qu'il existe et qu'il a été signé entre deux parties appartenant à la compagnie Air France pour le compte de salariés qui vont travailler à Transavia.com.
 
Rien de tel pour les deux autres catégories de personnel, PNC et Sol, leur destin reste tracé par les conventions collectives desquelles ils dépendent et d'un « accord » d'entreprise pour lequel les partenaires sociaux « internes » ont été trouvés.
 
C'est peu de dire qu'il y a inégalité de traitement entre les catégories de personnel. La discrimination est flagrante dans les intentions et dans les faits. Notre Direction Générale peut se répandre sur les vertus du dialogue social pratiqué dans la compagnie et agiter la Charte Sociale comme étendard de sa bonne foi, il n'en reste pas moins que la réalité dément le discours.
 
Dans la Charte éthique et sociale d'Air France, valable pour toutes ses filiales, dans son article 9, intitulé « Egalité », il est dit : « Air France ne pratiquera aucune forme de discrimination fondée sur le sexe, la race, la couleur, les origines ethniques ou sociales, la religion ou les convictions, les opinions politiques ou syndicales, la naissance, un handicap, l'âge ou l'orientation sexuelle. »
 
Les rédacteurs ont malheureusement omis d'inclure les catégories de personnel?. Ce sera, peut-être, la réponse que nous fera la direction. Plus sérieusement, ces différences de traitement entre catégories, au-delà des textes réglementaires et des conventions qui leur sont propres, posent un problème de fond qui va bien au-delà de l'entreprise.
 
Bien sûr, les différences de rapport de force expliquent principalement ce comportement de la direction, mais à ce niveau d'inégalité de traitement cela devient de l'arrogance.
 
Car comment justifier une telle attitude et aussi un tel mépris des organisations syndicales Sol et PNC et des instances représentatives qui n'ont été consultées que sur les grandes lignes du projet en omettant des sujets aussi importants que cet accord PNT et surtout l'absence d'accord pour les autres?
 
 Des personnels au sol quasiment « smicard », Orly sud en passe de devenir à terme une « zone franche » sociale, cela mérite plus qu'un avis, cela nécessite un combat, une mobilisation, en tous cas autre chose qu'une demi-heure de débat.

 
>>LE COMBLE de l'ironie, un Plan de Sauvegarde de l'Emploi pour TRANSAVIA! Extrait du communiqué 2. Modalités de développement de Transavia France
 
Un deuxième accord, relatif à la création de Transavia France contient les dispositions suivantes concernant les pilotes:
« Une priorité d'embauche sur les recrutements externes est offerte à tout pilote de la société Air France et de ses filiales régionales françaises quittant son entreprise de façon définitive.
 
Le processus de sélection se limitera à des entretiens d'embauche. Une clause de retour dans l'entreprise d'origine sera garantie en cas de plan de sauvegarde de l'emploi ou de fermeture de Transavia France.
Les modalités de ce retour seront définis par accord au sein des entreprises concernées. »
 
Aucun accord a été conclu à BRITAIR sur ce sujet... alors que BRITAIR et AIR FRANCE/KLM n'ont jamais voulu signer de Plan de Sauvegarde de l'Emploi pour les salariés BRITAIR les intégrant  de facto dans la société AIR FRANCE, en cas de réduction de "voilure" périmêtre d'activité ou de fermeture de BRITAIR!

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