Partager l'article ! GREVE PNT BRITAIR mardi 10 avril 2007 SUSPENDUE par les syndicats SPAC, UFPL-CFTC, UNAC-CGC: ...
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10 avril 2007
>>> Chers Adhérents, chers Collègues,
Cette deuxième journée d’arrêt de travail s’achève sur un constat des plus simple, vous avez été encore plus nombreux que la
semaine dernière à vous impliquer dans ce mouvement. Je me dois de vous transmettre, au nom des délégués syndicaux du SPAC de l’UNAC et de l’UFPL, leurs plus sincères remerciements.
Vous n’ignorez pas l’intense pression qui peut peser sur les instigateurs de tels mouvements et c’est pourquoi, les résultats de votre très forte participation nous donne le courage
et nous conforte dans la légitimité de vos revendications.
Les comptes ne sont pas encore complètement arrêtés mais il ne fait aucun doute qu’encore une fois, Britair aura du annuler ou affréter aujourd’hui plus de 150 vols. Notre Direction, enfermée dans son autisme coupable, nous accuse de vouloir « détruire » notre compagnie. Mais il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre et nous prétendons nous, au contraire, avoir par votre détermination, démontré que la population PNT de la Compagnie sait se mobiliser quand les objectifs sont clairs et que les personnels ne sont pas pris pour des imbéciles. La plus grande partie d’entre nous était déjà là avant notre actuelle direction, et il en sera de même après. Espérons seulement qu’il ne sera pas trop tard pour repartir de l’avant. La grève est suspendue ce soir à partir de 23h59 mais nous comptons sur vous pour ne pas relâcher la pression jusqu’à notre prochain appel. Vos représentants SPAC, UNAC et UFPL vous remercient de votre attention.
>le 10 avril 2007>>DROIT DE
REPONSE
Une nouvelle fois la communication du 10 avril de la direction appelle de notre part quelques
commentaires.
Pour commencer parlons chiffres :
Quel crédit apporter à ces communications ? En effet, parfois il s’agit de 44 vols annulés parfois de 127 selon
que l’on s’adresse aux médias ou aux salariés. Parfois il s’agit de plus de 50% de grévistes puis parfois de 38%. Tout cela, vous l’avouerez manque de crédibilité et semble plus
correspondre à des tentatives de manipulations des esprits dans le but de discréditer le mouvement et vos revendications.
Comme vous avez pu le remarquer à quelques unités près, nous avions également donné des chiffres d’annulations et
d’affrètements correspondant à ceux donnés aujourd’hui par la direction. Sur ce point, au moins, nous sommes d’accord.
Toutefois nous ne partageons absolument pas, pas plus que l’ensemble des PNT, la déduction un peu hâtive, grossière et hasardeuse consistant à dire qu’une majorité des pilotes n’a pas suivi cet ordre d’arrêt de travail. Si le sujet n’était aussi grave, cela ferait sourire. Le système étant ce qu’il est, le nombre de grévistes officiellement « recensés » par la direction ne correspond pas bien évidemment à la réalité. Chacun des PNT, malheureusement doté depuis quelques temps d’une certaine expérience en la matière, saura parfaitement évaluer la juste valeur de ce mouvement. Car, même si l’on peut admettre un léger effet boule de neige, comment expliquer que 38% des PNT puissent provoquer près de 60% d’annulations et affrètements ? Ce n’est pas sérieux, la direction elle-même le sait mais rechigne à l’avouer officiellement. Les PNT ne sont pas dupes !
Le but recherché est très simple : discréditer nos syndicats pour tenter de redorer le blason d’autres syndicats «
plus compréhensifs » nommés d’ailleurs « syndicats amis » par la direction elle-même, qui compte tenu de leur faible représentativité sont prêts à signer des accords au rabais dans la
pure ligne de celui du 18 janvier 2006 dont on voit aujourd’hui directement les effets désastreux sur la fatigue des pilotes mais aussi et surtout sur le fonctionnement de
l’entreprise. La direction, experte en chiffre, peut-elle par exemple nous indiquer le coût des affrètements depuis quelques mois pour manque d’effectifs?? La détermination des
effectifs n’appartient pourtant pas aux PNT !
Puisque nous parlons chiffres, précisons également qu’à notre connaissance BRIT AIR effectue en moyen propre 254
vols quotidiens et non 300 ! Sans doute la direction inclue-t-elle dans ce total les vols affrétés par AirLinair qui, sauf erreur de notre part, n’était pas concernée par le mot
d’ordre de grève…
Pourquoi sommes-nous dans cette situation ?
Tout simplement parce que la direction, un 18 janvier 2006, a fait un choix, le choix de la minorité. C’est ainsi
que la signature de l’avenant de janvier 2006 a fait l’objet d’une opposition majoritaire que la direction a pris la responsabilité de rejeter par un artifice juridique très «
incertain ». Par ce fait elle a délibérément pris la responsabilité de refuser de prendre en compte les demandes de ses pilotes. Ce que nous vivons aujourd’hui n’est que la
conséquence directe de ce choix. Que chacun assume donc ses responsabilités.
Il n’est pas raisonnable ni concevable de faire fonctionner une entreprise en ignorant une large majorité de ses
salariés. Dés lors aucune adhésion au projet d’entreprise n’est possible, la perte de confiance réciproque intervient et il n’est alors plus question de projet commun mais de
démarches alimentaires (pour reprendre l’expression de nombreux salariés) pour les uns et de chasse aux sorcières pour les autres.
Concernant les « irritants ».
Effectivement nos collègues ont constaté une instabilité des plannings :
A cela deux causes :
-la première et la principale : un problème d’effectifs que personne aujourd’hui ne peut nier ! Combien d’entre
vous ont été sollicités pour voler sur leurs RH ou leurs jours de congés ? Combien de vols ces derniers mois ont été annulés pour manque d’effectifs ? Pour quelles raisons nos cinq
collègues qui devaient partir à AF sont-ils toujours dans nos murs ?
« C’est de la faute de l’absentéisme » nous dit-on. Mais curieusement personne ne se pose la question de savoir pourquoi ce taux d’absentéisme a augmenté… Bien sur c’est le fait d’une minorité « que l’on va « mater » » en missionnant par exemple des médecins très complaisants aux allures d’homme de main et aux pratiques limite délictuelles. Ce n’est pas ce fonctionnement qui fit un jour de BRIT AIR un modèle européen !
-ce que la direction appelle délicieusement « les souplesses » qui ne sont en fait que le pendant d’autres
flexibilités accordées à la direction et dont elle use sans limite.
Les congés exceptionnels font partie d’un accord, la direction l’a signé sans que personne ne tienne le stylo à sa place. D’autres « facilités » d’exploitation ont été accordées en contrepartie à la direction. On peut citer par exemple l’obligation de déposer un nombre de jours minimum de congés à chaque demande, ceci afin d’éviter le morcellement des congés.
Enfin le fameux protocole syndical avec ses demi-delégations : Certains, d’ailleurs très mal placés, ont fait
courir le bruit, leur spécialité, que quelques syndicats en utilisant ces ½ DEL provoquaient des instabilités de plannings. Ce qu’ils oublient de dire, c’est qu’ils sont les premiers
à le faire (preuve à l’appui). C’est d’autant plus impactant que certains, cumulant les mandats, ont jusqu’à 17 jours de délégations par mois par le jeu de ces demi-délégations.
Ajoutez 11 jours off et vous verrez ce qui reste…
Secundo, nos syndicats visés par ces rumeurs de basses-fosses, non seulement n’ont pas signé cet accord mais de
plus ont tenté d’y faire opposition. La direction a alors refusé d’annuler cet accord. Aujourd’hui, elle s’en plaint … C’est un comble ! Est-il nécessaire de rappeler que cet accord a
fait l’objet d’un chantage à la signature des modifications du ON OFF du 18 janvier 2007 ? Ce n’est un secret pour personne !
L’UNAC et le SPAC avaient alors proposé un autre accord beaucoup plus « équilibré » mais il est vrai que ces syndicats ne voulaient pas signer les modifications du ON OFF. La aussi, il y a eu un choix de la direction qu’il faut aujourd’hui assumer! Pour autant l’effectif du personnel doit, de toutes façons, se construire en intégrant l’ensemble de ces paramètres.
En terme de coûts :
Bien sur nous attendions ce type de communication tendant à reporter l’impact financier de l’arrêt de travail sur
les grévistes. La grève est avant tout un échec du dialogue ! Or il semble que depuis plusieurs mois nous avons été patients mais que nos différents appels au dialogue n’ont jamais
été entendus sauf à recevoir éternellement des réponses dilatoires. Le comble du mépris a été atteint au lendemain de la grève du 3 avril quand la direction a estimé que la
situation n’était pas suffisamment urgente pour justifier une réunion immédiate avec vos représentants affichant ainsi son indifference pour 75% de ses pilotes ! Comme nous
l’affirmons depuis longtemps pour dialoguer il faut être deux …
Enfin nous remarquons, au travers des chiffres avancés par la direction, que finalement le coût de cette grève, ce
n’est qu’une voile de bateau…
Alors qui sont les véritables responsables de ce gâchis social ?
>>>Chers Collègues,
Nous vous invitons à un nouvel arrêt de travail demain
mardi 10 avril de 0h00 à 23h59.
Le recours à l’épreuve de force nous apparaît ce soir comme étant encore et malheureusement la seule façon d’interpeller notre
Direction.
Mais quel est donc ce nouveau style de management incapable de prendre en compte l’ampleur du malaise ayant conduit plus des ¾ de la population PNT de l’entreprise à cesser le travail mardi dernier ?
Du jamais vu !!
Ce gens-là sont-ils vraiment comptables de nos richesses et responsables de notre avenir ?
Notre force de conviction réside dans notre implication massive à ce nouvel arrêt de travail. Cet appel au dialogue et à l’ouverture de négociations immédiates que nous lançons demain devra être, cette fois-ci, entendu de notre Direction Générale et peut être même au-delà. Sachons nous faire entendre, Sachons nous faire respecter, Nous comptons sur vous. Consultez les sites WEB de l’UFPL et du SPAC pour toutes informations et modalités liées à la grève.
CONSULTEZ REGULIEREMENT
le REPONDEUR VOCAL
SPAC, UFPL-CFTC, UNAC-CGC
AU 06 79 42 21 49
Vos représentants SPAC, UNAC et UFPL vous remercient de votre attention.
Bon courage.
+d'infos>>
>le 7 avril 2007
LE SEISME !!!
Votre massive mobilisation du 3 avril a provoqué un véritable séisme …
Votre réactivité et votre respect des consignes ont été déterminants. Près de 60% de l’exploitation a été « touchée ». Sur 258 vols quotidiens
plus de la moitié ont été purement et simplement annulés ! Du jamais vu
à BRIT AIR !!!
C’est une nouvelle donne, certes bien prévisible, mais que notre direction aurait tort de continuer à
ignorer.
Alors que certaines sources s’évertuaient à affirmer dans les sphères morlaisiennes et parisiennes que ce mouvement serait peu suivi, vous avez ce
mardi 3 avril donné une réponse sans équivoque possible ! Il est vrai que les «conseilleurs» ne sont pas vraiment les «payeurs», bien au contraire…!
Pour autant, nous déplorons le fait que nos nombreux appels au dialogue, depuis les élections de juin 2006, n’aient pu être entendus jusqu’à
présent. Ce choix politique de la direction en forme de déni démocratique ne pouvait que nous conduire à la situation que nous vivons actuellement.
En se cachant derrière des artifices de formes sans avoir à aucun moment la volonté de débattre sur le fond, la direction a choisi délibérément
d’imposer cette épreuve de force. Sans cette dangereuse obstination, peut-être aurions nous pu éviter ce conflit destructeur.
Aujourd’hui encore, si la direction invite au dialogue, elle le fait en «traînant des pieds», rejetant une nouvelle fois, malgré l’urgence
évidente de la situation, une rencontre plusieurs jours plus tard. Nous n’accepterons pas une nouvelle manoeuvre dilatoire, cette proposition est indécente et nous saurons en tirer les
conséquences.
Monsieur le Directeur Général,
Les PNT vous l’ont fait savoir : ils sont aujourd’hui fatigués et fâchés d’être déconsidérés, d’être brimés, d’être espionnés, d’être trompés, d’être
spoliés !
Souhaitez-vous parier une nouvelle fois sur leur détermination à rompre cette descente aux enfers? Cette population jadis si performante est
aujourd’hui complètement démotivée. Alors que jusqu’en 2000, BRIT AIR n’a compté que peu de conflits sociaux, depuis cette date nous assistons à une importante recrudescence de ces
mouvements toutes catégories professionnelles confondues… Cette population a-t-elle changée? Nous ne le pensons pas.
Incidents, arrêts maladies, abonnés absents riment avec sous-effectif chronique, fatigues, brimades, sanctions arbitraires. Il ne tient qu’à vous
d’interrompre ce cercle vicieux dans lequel s’enlise BRIT AIR, lentement mais sûrement à moins que…, là ne soit votre mission, ce que nous nous refusons de croire.
Monsieur le Directeur Général, nous sommes très attachés à NOTRE COMPAGNIE, donnez-nous les moyens de garder notre outil de travail en bonne santé…
Travaillons ensemble à l’avenir de BRIT AIR. Sachez nous intéresser au projet d’Entreprise.
«Respect mutuel, équité et honnêteté», jadis tiercé gagnant du vaisseau BRIT AIR, ne demande qu’à supplanter le cliché désastreux du «bâton et de la
carotte», pratique d’un autre temps. Ensemble et sur ces bases, sachons redonner cette impulsion nécessaire à un nouvel Elan de notre Compagnie.
Face à notre extrême détermination, nous vous prions Monsieur le Directeur, de vous engager immédiatement dans une démarche constructive et
respectueuse des attentes de vos pilotes, afin de sortir notre compagnie de cette dangereuse spirale.
Les bureaux SPAC, UFPL-CFTC et UNAC-CGC.
>>>en savoir plus
>droit
de réponse+préavis de grève suspendu SPAC, UFPL, UNAC du 25 mars 2007
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