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Air France veut réduire ses effectifs sans plan social...

Face à l'aggravation de la crise, Air France ne peut plus seulement compter sur le gel des embauches pour éviter les sureffectifs. C'est le constat dressé hier par la direction de la compagnie lors d'un comité central d'entreprise (CCE) consacré à la situation économique et à l'évolution de l'emploi. Il se poursuit aujourd'hui avec l'intervention attendue du directeur général, Pierre-Henri Gourgeon.

Selon les dernières prévisions présentées aux syndicats, la baisse d'activité, plus forte et plus longue que prévu, devrait se traduire par un sureffectif cumulé à fin mars 2011, de 1.400 à 1.500 postes. Pour l'heure, les dirigeants se veulent toutefois rassurants : l'objectif reste d'éviter tout plan social ou autre forme de « départs collectifs contraints ». L'écart entre les départs naturels et les besoins devrait être combler en douceur par les incitations aux départs volontaires (préretraites, aide à la création d'entreprise, à la réorientation professionnelle...) et aux différentes formes de temps partiel.

4.481 postes de moins

Loin de s'arranger, la chute du trafic et des recettes s'est en effet amplifiée au cours du premier trimestre de son exercice 2009-2010 (avril-juin), dont les résultats devraient être pire que ceux du quatrième trimestre 2008-2009, marqué par une perte historique de 373 millions d'euros. Entraînée par la chute du trafic affaires, en baisse de 20 % à 30 %, les recettes seraient encore en recul d'environ 20 %, pour une offre en retrait de 5 % sur l'année au lieu de la croissance zéro prévue en début d'année. Et si un point bas semble atteint, avec une stabilisation de la dégradation constatée depuis plusieurs semaines, aucun signe de reprise ne serait encore perceptible. Sachant que chaque point de croissance ou de décroissance représente, selon le mode de calcul d'Air France, entre 600 et 800 postes en plus ou en moins, la compagnie a donc revu ses prévisions d'emplois.

Les besoins en effectif devaient ainsi passer de 54.700 personnes en 2009 à 50.683 à fin mars 2011 et 50.219 à fin mars 2012. Soit 4.481 postes de moins en trois ans. En février, Air France tablait encore sur une baisse plus modeste de 2.474 postes, à 52.226, que les départs naturels, estimés à près de 4.000 sur trois ans, auraient permis de compenser tout en absorbant les embauches inévitables (pilotes, mécaniciens et autres personnels à haute qualification) estimées à près de 1.400 postes. Mais, avec la révision à la baisse des perspectives, il va falloir trouver autre chose que les départs en retraite non remplacés.
 

 



>Air France dément la démission de 150 hôtesses ou stewards

Air France dément formellement les informations publiées hier dans Le parisien / Aujourd'hui en France, selon lesquelles 150 hôtesses ou stewards auraient démissionné.


"Ces allégations sont fausses et contraires à tout principe de déontologie", affirme par voie de communiqué de presse le groupe aérien. Pour le quotidien qui publiait hier un article sur "le crash qui réveille la peur de l'avion" suite à l'accident de l'Airbus A310 de la compagnie Yemenia, le crash du vol AF 447 le 1er juin aurait secoué le personnel navigant, au point d'entraîner 150 départs

 


 

>British Airways sollicite l'intervention de conciliateurs après l'échec de négociations avec le personnel

 

La compagnie aérienne britannique British Airways a appelé mercredi le service de conciliation Acas à la rescousse après l'échec à la date prévue de négociations avec le personnel visant à réduire fortement les coûts par des suppressions d'emplois et des gels de salaire.
Mais la direction ne s'est pas montrée alors que les syndicats Unite et GMB se présentaient mercredi matin dans un hôtel près de l'aéroport d'Heathrow, dans l'espoir de reprendre les discussions.
BA avait espéré trouver un accord avant minuit mardi. La compagnie souhaite supprimer plus de 3.500 emplois et geler les salaires.
Dans un communiqué, elle remarque "qu'il n'a pas été possible de conclure un accord avec les syndicats dans le cadre de nos discussions sur les salaires et la productivité avant la date limite du 30 juin. Nous avons par conséquent demandé au service de conciliation Acas de faciliter d'éventuelles futures réunions".
L'échec des discussions fait envisager la possibilité d'une menace de grève des employés durant les mois d'été, ce qui pèserait encore plus sur les finances du groupe.
La semaine dernière, près de 7.000 employés de British Airways, soit près d'un sur cinq, avaient indiqué consentir à des sacrifices financiers, pour aider leur entreprise à combler ses pertes, dont 800 qui travailleront gratuitement un mois maximum.
Le directeur général de BA, Willie Walsh avait lui-même donné l'exemple en renonçant à un mois de salaire en juillet, ramenant sa paye annuelle à 674.000 livres, soit près de 800.000 euros.
La compagnie souffre énormément de la crise économique, qui a fait s'effondrer le trafic de ses très lucratives classes supérieures (-17,2% en mai sur un an).
Le groupe avait présenté ces mesures d'économies salariales comme s'inscrivant dans une "lutte pour sa survie", alors que le secteur aérien mondial traverse l'une des pires crises de son histoire

 


       

>Air France: escroquerie d'1,2 million d'euros autour des billets donnés aux salariés

Une véritable agence de voyages: c'est ce qu'auraient constitué des salariés d'Air France en monnayant des billets à prix réduit accordés par la compagnie à son personnel, pour une escroquerie évaluée à 1,2 million d'euros.

Air France a déposé plainte pour "abus de confiance" auprès de la gendarmerie des transports aériens pour "la commercialisation de facilités de transport" dont bénéficient ses quelque 70.000 salariés.

"C'est une grosse affaire, le préjudice s'élève à 1,2 million d'euros", a précisé une source aéroportuaire.

La compagnie a précisé avoir engagé une procédure de licenciement à l'encontre d'au moins un agent au sol de l'aéroport de Roissy, qui serait l'animateur du réseau en cours de démantèlement, selon la source aéroportuaire.

Cet agent, qui se dit chef de la sûreté et du chargement d'avions et a contacté l'AFP alors qu'il est en arrêt maladie, affirme que des procédures disciplinaires sont en cours à l'encontre d'une vingtaine de salariés au total.

"Tout agent a droit à quatre billets d'avion payés à hauteur de 10% de leur prix par an, pour les personnes de son choix. Mes collègues qui ne les utilisaient pas me les donnaient pour mes propres amis, en toute transparence", a-t-il relaté.

Tout en niant avoir fait payer à plein tarif des billets à prix réduits, il annonce qu'il va lui aussi "porter plainte" car son employeur l'a "laissé" faire "tourner ce système" pendant "17 mois". "Et aujourd'hui ils veulent faire le ménage..."

"Mon encadrement et des dirigeants me donnaient des billets gratuitement", soutient-il, en disant détenir des "preuves du consentement de mes collègues et des signatures de mes amis à qui je les remettais".

D'après une source proche du dossier, il aurait plutôt utilisé les billets de ses collègues à leur insu.

"C'est du jamais vu, cela ternit l'image de ces avantages alors que le système est très surveillé", selon une autre source proche.

Un système d'autant plus contrôlé que l'Urssaf (Union pour le recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiales) s'en est mêlée il y a un an en voulant taxer les avantages en nature dont bénéficient les salariés de la SNCF, d'Air France et d'EDF-GDF.

Ils constituent d'après le Code de la Sécurité sociale des éléments de rémunération et doivent donc supporter des cotisations.

La CGT s'était alors dite prête en 2008 à appeler à la grève si les avantages en nature étaient "remis en cause".

Chez Air France, une intersyndicale avait menacé en février dernier d'un arrêt de travail contre la hausse du prix de certains billets à tarifs réduits.

Conjoint, enfants, parents et beaux-parents profitent de billets à "gratuité partielle", auxquels s'ajoutent quatre allers-retours à prix réduits par an pour toute personne choisie par le salarié.

 


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