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>La base easyJet de Lyon-Saint
Exupéry a soufflé sa première bougie avec des résultats plus que probants pour la plus importante compagnie à bas coût en France, implantée à Lyon avec l'aide de l'ADERLY et d'ONLYLYON
notamment.
En effet, entre avril 2008 et avril 2009, easyJet a transporté plus d'un million de passagers au départ ou à destination de Lyon, sur 12 lignes domestiques et européennes. Alors que la compagnie prévoyait un coefficient de remplissage moyen entre 70 et 80% pour la première année, Lyon a dépassé toutes les prévisions - le taux de remplissage s'établit en moyenne à 85% à Saint-Exupéry.
Encouragée par ces premiers bons résultats, la compagnie poursuit son développement à Lyon :
Ces chiffres confirment la validité de la stratégie « multispécialiste » adoptée par les Aéroports de Lyon,
dont le terminal à service simplifié est parfaitement adapté au modus operandi d'easyJet. Alors que la majorité des plateformes françaises connaît une contraction du trafic, le nombre de
passagers passant par Lyon-Saint Exupéry a crû de 8,2% en 2008 - en grande partie grâce à l'ouverture de la base easyJet.
Easyjet à Lyon :
Andy Harrison, CEO d'easyJet, a commenté les bons résultats de la compagnie à Lyon :
« Nous sommes particulièrement satisfaits de nos résultats à Lyon : un an, près d'un million de passagers, de bons
taux de remplissage malgré la conjoncture ; surtout, il nous semble que les Lyonnais et Rhônalpins ont désormais adopté easyJet, plus que jamais le Vélov du ciel ! easyJet s'appuiera sur Lyon
pour construire son développement futur : c'est pourquoi nous avons pris la décision de baser un troisième avion à Lyon-Saint Exupéry. Il s'agit d'une marque de confiance, et aussi un
remerciement aux Aéroports de Lyon qui nous accompagnent dans notre développement. »
A l'heure de souffler sa première bougie, la base easyJet de l'aéroport Saint-Exupéry se régale de ses très bons résultats.
Avec un million de passagers transportés et des taux de remplissage compris entre 80 et 85 %, la compagnie low-cost (à bas-coût) britannique est devenue en quelques mois la deuxième compagnie de l'aéroport lyonnais, juste derrière Air France et devant Lufthansa. Et si, en 2008, le nombre de passagers à Saint-Exupéry a augmenté de plus de 8 % (soit la plus forte croissance nationale), easyJet n'y est pas pour rien. « Lors de l'ouverture de notre base à Lyon, on a entendu dire qu'on allait cannibaliser (sic) le trafic. Mais en réalité, on l'a stimulé », assure François Bacchetta, directeur général d'easyJet France, qui illustre aussitôt ses propos avec l'exemple de la ligne Lyon-Bordeaux. « Au total, en une année, cette ligne a enregistré 120 000 voyageurs supplémentaires et 130 000 passagers ont voyagé avec easyJet. » Il faut aussi dire que la réponse commerciale d'Air France à ce nouveau concurrent sur le tarmac lyonnais, a participé à cette hausse.
« easyJet a trouvé la marge de développement qu'il
y avait à Lyon », analyse Philippe Bernand, directeur général de l'Aéroport de Lyon. Si la compagnie orange obtient les faveurs de nombreux touristes et étudiants, près du quart des passagers
sont des voyageurs d'affaires. À en croire François Baccheti, crise économique oblige, de nombreuses PME soucieuses de réduire leurs coûts de déplacement optent pour le low-cost. La crise est
loin de freiner l'activité d'easyJet et la confiance des responsables de la compagnie n'est pas près de s'éroder. Ceux-ci ne manquent pas d'affirmer qu'« à la fin de l'année, easyJet sera, avec
Ryanair et Lufthansa, l'une des trois compagnies aériennes bénéficiaires en Europe. » Ce ciel idyllique est tout de même voilé par un nuage de taille : la suppression de la liaison vers Berlin, à
l'automne dernier, huit mois après sa mise en place. Une décision qui a déçu de nombreux voyageurs lyonnais. « Cette ligne n'était pas un bon choix. On n'arrivait pas à générer suffisamment de
trafic. C'était trop tôt, on y reviendra peut-être plus tard », confie François Bacchetta, sans apporter plus de précision.