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> Lors du dernier CE-OA à AIRFRANCE, notre syndicat a appris avec stupeur que la direction des Facilités de Transport a pris la décision unilatérale de supprimer l'accès au R2 aux partenaires de voyage accompagnants les PN en fonction à compter du 30 juin 2009.

Après l'offensive de l'URSSAF sur les R2 et les R1, après l'augmentation des tarifs R1 au 1er janvier dernier, après la disparition programmée des partenaires voyageant seuls (N2), voici le dernier coup de la massue de la direction sur nos Facilités de Transport.

Visiblement, la crise a bon dos puisque c'est encore une attaque contre les acquis sociaux des salariés qui se profile à l'horizon. Sans aucune concertation préalable bien entendu...Indépendante des barèmes et autres restrictions édictées par l'URSAFF, cette mesure, injustifiée et discriminatoire de surcroît, ne cadre pas avec le contexte social actuel.

Nous sommes bien loin des bons sentiments annoncés par le projet PNC, censé répondre au malaise et au manque de considération des PNC. Où sont les engagements pris par une direction qui se prétendait décidée à redonner le sourire à son personnel navigant ?

 

Les PNC risquent bien de rire jaune et de voir rouge après cette annonce

 

A l'origine, les billets « compagnons », devenus « partenaires de voyage », ont été crées pour permettre aux nombreux PN sans ayants droits directs, de faire voyager leurs familles et amis avec eux.

L'entreprise reconnaissait ainsi une évolution dans les modes de vie des salariés en accordant les mêmes droits quel que soit leur statut familial (PACS, concubinage, union libre, etc...). Ceci répondait à des revendications des personnels et a permis de placer TOUS les salariés sur un pied d'égalité sociale concernant les GP. L'évolution des mœurs était enfin reconnue à Air France.

La seule contrainte de l'époque pour le PN en fonction était d'acquitter un billet identique à celui de son accompagnant, avec possibilité de se le faire rembourser à posteriori.

Le seul hic en cas de voyage en R1, était que cette pratique bloquait des places dans l'avion pour rien. En revanche, les PN avaient le choix de les faire voyager en R2.

 

Un recul historique de plus de 20 ans

 

Cette décision engendre une véritable régression avec en prime le non choix du type de billet pour son partenaire de voyage.

Seuls ceux qui auront les moyens financiers nécessaires pourront accompagner le PN en rotation. Les autres, quant à eux, ne pourront plus prendre l'avion même si le vol est incomplet ! Ce nouveau mode de fonctionnement exclut de ce fait ceux qui n'ont pas ou peu de ressources.

Prenons l'exemple d'un ayant droit direct (seul à avoir droit aux R2) s'acquittant d'un aller-retour Maurice en R2 à 149 € : il sera assis à côté d'un partenaire de voyage qui, pour pouvoir accompagner légitimement son « ouvrant droit » PN en fonction, aura payé son billet 485 €.

Cette situation est d'autant plus  absurde que les accompagnants peuvent tous deux être ascendants directs du PN, l'un à la retraite, l'autre pas. Ils  pourraient être  également deux descendants directs, l'un ayant dépassé l'âge limite de 26 ans, l'autre non.

Vous avez dit casse-tête chinois ? A ce rythme, il va bientôt falloir des formations aux PNC pour utiliser le système des facilités de transport !

Où est la logique ? Visiblement, la compagnie préfère voir partir des avions incomplets plutôt que de faire embarquer des accompagnants en R2.

L'opération est belle pour la direction qui, au passage, engrange un bénéfice entre le prix d'un R2 et celui d'un R1. Pour Air France, il n'y a pas de petits profits en tant de crise, y compris sur le dos des salariés.

 

Après le coup de massue, le burlesque !

 

L'explication avancée par la direction est de réduire le nombre d'accompagnants bloqués en escale, à cause de leurs billets non réservés. Quelle délicate attention, nous qui pensions que la direction recherchait uniquement le profit avec cette décision !

Nous savons tous qu'aujourd'hui, il est encore possible pour nos accompagnants de prendre un aller en R2 pour un retour en R1, et vice versa. Demain, les deux tronçons devront être pris en R1. Habile tentative ou complot malhonnête ?

Nous rappelons également que les débarquements du PN en fonction lorsque son accompagnant n'embarque pas restent des phénomènes très marginaux. Cette éventuelle explication ne saurait donc être retenue.


Les délégués UGICT-CGT AF n'acceptent pas cette tentative de passage en force et demandent à être reçus par la direction dans les plus brefs délais.

 

>Les délégués de l'UGICT PNC CGT BRITAIR (GROUPE AF) sont parfaitement solidaires sur le dossier des GP avec nos collègues d'AIRFRANCE.
Vos délégués UGICT PNC sont d'ores et déja intervenus par le biais des DP auprès de BRITAIR sur cette nouvelle décision unilatérale. 
Par ailleurs nous avons demandé une nouvelle fois en NAO l'harmonisation des GP dans le GROUPE (listage R2 et non pas N2...)




 
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